‹ CombourChapitre 71 sur 82 · D. Moricc, Preuv, de l'IIisl. de Brct., I · texte numérisé non relu

D. Moricc, Preuv, de l'IIisl. de Brct., I

fréries, services de trentième et septième, etc.; et r autre tiers incomba au chapelain chargé de desservir l'église et présenté à l'évêque par les moines. C'est ce qu'approuva en 1172 Albert, évêque de Saint-Malo l.

L'ancien évêché d'Aleth avait, en effet, pris à cette époque le nom d'évêché de Saint-Malo. Combour devint une paroisse du doyenné de Bécherel 2, compris dans l'archidiaconé de Dinan.

Les Bénédictins du prieuré de Combour tentèrent, parait-il, de créer une paroisse à la Trinité, mais s"ils y réussirent ce ne fut que pour peu de temps. Toutefois cette existence momentanée de deux paroisses à Combour est prouvée par ce qui suit : « Albert, évêque de Saint-Malo, étant venu à Marmoutiers en 1172, confirma le 26 mai à l'abbé Robert et à ses religieux les églises de la Trinité et de Notre-Dame de Combour, avec le droit d'en nommer et présenter les chapelains à l'évêque. Il régla ce qui devoit revenir aux chapelains et ce que les moines dévoient recevoir des émoluments de ces églises. Il permit aussi aux paroissiens de la Trinité de s'adresser au chapelain de Notre-Dame et de lui répondre et obéir comme au leur propre. Nous avons d'autres lettres de l'évêque Albert, mais sans date, par lesquelles il témoigne que l'abbé Robert, à sa prière, avoit nommé chapelain de la Trinité et de Notre-Dame de Combour Rag. (peut-être Raginald) son neveu, et comme il n'étoit pas encore prêtre, et qu'il n'avoit pas assez de science, il ordonne que cependant il nommeroit un autre cha-

i. D. Morice, Preuv. de l'IIist. de Brct., I, 667. 2. L'enquête pour Jean de Dol en 1235 renferme la déposition d'un prêtre doyen de Combour, mais ce doyenné fut absorbé par celui de Bécherel.

pelain en sa place, approuvé par l'évêque et par le prieur de Combour, qui pourroit le faire ôter s'il se trouvoit faire quelque chose contraire aux droits des religieux l. »

Cet acte prouve que du temps d'Albert, évêque de Saint-Malo (1163-1184), la Trinité de Combour avait le titre d'église paroissiale, titre bien précaire, du reste, puisqu'un seul et même chapelain ou recteur pouvait la desservir avec celle de Notre- Dame; aussi cet état de choses ne dut avoir qu'une courte durée.

C'est probablement parce qu'ils voulaient faire de la Trinité une église paroissiale que les moines de Combour construisirent deux églises dans leur prieuré : l'une dédiée à la Sainte Trinité et appelée par eux la « grande église » et une seconde, moins importante, réservée à leur usage particulier, dédiée à saint Martin. A cause des trois églises de Combour, une charte de la fin du xie siècle appelle Notre-Dame l'église-mère de Combour « ecclesia Béate Marie que est mater ecclesiarum totius Comburnii. » Mais la paroisse de la Trinité n'ayant point subsisté longtemps, les moines firent de l'église de ce nom leur église priorale et y placèrent un autel en l'honneur de saint Martin, sans conserver la chapelle dédiée à ce saint.

Le prieur de Combour, étant le présentateur du prêtre séculier chargé de gouverner la paroisse Notre-Dame, se disait, selon l'usage du temps, recteur primitif de cette paroisse; il traitait de chapelain ou, plus tard, de vicaire perpétuel ce prêtre desservant l'église; pour maintenir ses droits

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