ANALYSE IMMÉDIATE
VATliHBS
toUUids
CARBOItB
fixe
SI
On voit par là que Tessai du pouvoir cokéfiant d'une houille est absolument spécifique et sera toujours bon à faire après l'analyse immédiate du combustible.
Cet essai présente d'autant plus d'intérêt qu'il est assez difficile de donner une règle générale pour la facilité que les houilles présentent à donner du coke. On a dit que la propriété de coller était due à un excès de carbone et à une réduction dans la teneur en hydrogène et surtout en oxygène.
Mais cette règle apparente disparaît devant de nombreuses exceptions, et des houilles possédant des propriétés très différentes présentent souvent une proportion de carbone identique. Ainsi on a trouvé :
Pour une houille très collante 86,4 de carbone.
Pour une houille maigre 85,8 —
44 COMBUSÏXBLSS INDUSTRIELS
De nièiae, onxojtfitafce.:
Pour une houille se boursouflant 79,4 de catbone.
•Ptrar une houille assez maigre 79,9 —
Dlautre part, dans desB easaisrfaits Bur les houUlds de Newcastle^ on a trouvé, pour 100 decatibone :
Hans trois .hûuillBS xtol- .{ -Hydrogène^. 5Jb9 5,85 5,91 »
lantes. ,i Oxygène. .. . 10,86 14,52 18,07 >»
Dans deux houiUea «non >| Hydrogène.. 4,75 4,45 » »
collantes. ) Oxygène 5,Î8 7,36 » >»
Et, d'autre j.art, avec .L^,,,^^^^ .6,3* -6,12 -6^ M»
couiLs °°".J^ygtae.... 21,15 21,13 22,55 23,42
On voit que les !hoaiUes non collantes, au point de vue de la teneur «n hydragène et en oxygène, présentent entre elles des différenoes au moins aussi marquées que les houilles collantes.
Il semble également difficile d'admettre la théorie, en vertu de laquelle les propriétés cokéfiantes des houilles seraient dues à Texcès d'hydrogène qu'elles renferment. (Il faut entendre ThydrogèBe non combiné avec Toxygène, l'hydrogène disponible.)
Dans quelques cm, la propriété de coller plus ou moins varie, pour une même houille, d'après la manière dont on la chauffe. Ainsi "les houilles du sud du'Stfitffordâhire, flans les i;onditions ordinairoe, ne sont pas collantes. Mais si on les expose rapidement à une haute température dans des vases fermés, elles produisent un coke résistant et de bonne qualité.
La proportion d'eau influe aussi sur les propriétés agglutinantes. Il en est de même de la teneur .en cendres. Ce n'est donc qu'après avoir pratiqué un essai industriel de cokéification qu'on peut réellement connaître une houille.
Étude radiographiqub. — Le diamant et le;bois:6ont perméables AUX rayons X. Il était donc à présumer que les combustibles seraient traversés par les rayons ^Rôntgen. Les silicates, au contraire, ne laissent pas passer .les .xayons. Il devait en être de même des schistes houillers et des grès houillers qui forment en grande partie les cendres des charbons, surtout des charbons dits barrés.
Ces deux principes ont présidé à l'étude analytique des combus-
ESSMfi JET jLKdLLYfiifi AS iuL iliOlULLE 45
fJMfiB qala iaite par ce moyasi Jd. Conriat, profaaa&ur .d'6i;|doitatifln des flÛBifie à l'Èûêit Opintealfi iles Arts «t MiàxmlaoAuLre&.
L'^npfnoeil BenxuA àil£Kamen^« ^orobHBtihlf.s Ae isompose d'âboid 4*11116 babine RiuhiiLkûisff danHint des «étioûellfis de 2^ k '40 câotâ- ■ififtceB. CftgJTne amjpaal&^^Kx «mplcne un lahe à iinlicatihode 4aiis leqiiôl les rayons fasmis jutr une 4:;alikode, «n lûrma de joiroir âphériqne concave, sont concentrée svlt ou» iame âb fJatine fonmaat ABlicafthode. Enfin, on {fiit.iiaage d'an écran fluoreacent en carton, enduit de platinocyaamre deiiaryum et incorporé dans du ii^oUodion à Tacétate d'amyle.
Comme plaque sensible, on choisit une plaque orthochromatique. Le temps de pose varie de trente secondes à cinq minutes, suivant la sensibilité de la plaque et l'épaisseur de Téchantillon. Avec une bobine de 40 centimètres d'étincelle et un morceau de charbon de 3 à 4 centimètres d'épaisseur, le temps de pose sera de quinze à trente secondes.
L'essai par la radiographie est de deux natures. Il consiste en un simple examen ou bien il se double d'une analyse radiométrique qui peut indiquer la proportion des cendres. '
Le simple examen est surtout intéressant au point de vue géologique. Il indique les schistosités mélangées au charbon, notamment au voisinage d'un accident ou d'un crochon ; il donne pour les briquettes la distribution des impuretés; il analyse un coke et y montre des taches de pyrite de fer. Pour la tourbe, on voit encore plus nettement les impuretés.
Mais, pour mieux apprécier la teneur en cendres, il faut avoir recours à la photométrie et à la radioscopie combinées.
On forme l'échantillon en porphyrisant le charbon dans un mortier ; puis on place la poussière dans une caisse cubique en bois, constituée par des planchettes de ^ à 3 millimètres qui se laisseront traverser par les rayons Rôntgen.
On compare le noir donné par l'échantillon avec les teintes variables fournies par des prismes à plaques d'aluminium, dont on fait varier l'épaisseur de manière à avoir des gammes décroissantes de noir.
La caisse à échantillon a la forme d'un prisme droit, sa base étant un triangle rectangle dont un des côtés est double de l'autre, l'arête la plus longue du prisme étant divisée en demi-millimètres. Les rayons rencontrent des épaisseurs croissantes de charbon, variant
de 0 à 50 centimètres, suivant la place que tient la caisse dans le plan du faisceau lumineux. Sur la face plate de Taréte la plus longue est placé un carton fluorescent divisé aussi en demi-millimètres. On fait passer sur la face opposée un fil de plomb et on examine le point où Ton cesse de voir le fil. La distance comptée depuis le sommet du prisme au point où le fil cesse d*étre visible, donne la pureté du charbon à un demi-millième près.
' On peut former des tableaux et obtenir, par comparaison avec un étalon, la teneur en cendres d*un combustible.