pour les fournitures du bassin du Centre
Compagnie un pourcentage de cendres supérieur à 6 0/0, il est retenu au fournisseur 0 fr. 05 par tonne pour chaque fraction de 0,03 0/0, sans tenir compte des fractions au-dessous de 2,5 0/0. Au delà de 7 1/2 0/0, le Sud de la France se réserve le droit de refuser la fourniture. En revanche, cette Compagnie accorde une prime de 0 fr. 05 pour chaque fraction de 0,05 0/0 de cendres fournie au-dessous de 5 1/20/0.
En Italie (réseaux de la Sicile et de la Méditerranée), la pénalité est de 0 fr. 40 à 0 fr. 50 par tonne pour chaque unité pour 100 de cendres reconnue en plus de 8 0/0, les fractions d*unité étant comptées proportionnellement.
Galoination. — On fera également trois essais pour matières volatiles dans les conditions décrites pour la houille (Voir chapitre ii, page 26).
La diminution de poids du combustible, obtenue par calcinalion, donne le poids des matières volatiles. La moyenne des trois opérations est considérée comme applicable à toutes les livraisons faites pendant le mois.
Si la moyenne des calcinations ainsi faites donne un poids de matières volatiles inférieur à un taux fixé, 16 0/0 par exemple, le prix de la tonne des briquettes livrées dans ce mois sera réduit dans une certaine proportion, par exemple de 1 centime pour chaque centième de i 0/0 en moins des 16 0/0.
Si la moyenne des calcinations accuse moins de 15 0/0, on eon- Tient de doubler la réduction sur le prix de la tonne, comme il est dit plus haut, pour la teneur en cendres.
Si la moyenne des calcinations est inférieure à 14 1/2 0/0, l'acheteur peut se réserver le droit de refuser toute la fourniture.
Dans le cas où Tachetenr n'exerce pas son droit de refus, une réduction double peut être prévue pour chaque centième en moins del6 0/0(').
Essais divers. — Certaines Compagnies vérifient la puissance calorifique moyenne en employant le calorimètre Thompson et exigent que le poids spécifique de la briquette ne soit pas inférieur à 1,19.
S'il est constaté que le combustible fourni possède une puissance calorifique inférieure à celle qui est garantie par le fournisseur, il peut être opéré des réductions de prix de 5 centimes, par exemple,
1. On ne fait pas d'essais par calcination pour les fournitures du bassin da Centre.
par tonne pour chaque quantité de 10 calories reconnues en moins. L'acheteur ne consent que rarement à annuler les retenues ; si les opérations d'incinération et de calorimétrie donnent lieu aune réduction de prix différente, il n'est tenu compte que de la plus forte retenue.
En outre, si plusieurs analyses ont fait constater plus de 1,25 0/0 de soufre, certains acheteurs se réservent le droit d'exiger, sous peine de refus absolu, un changement de mine, de même que si la teneur en matières volatiles dépasse un certain taux (18 0/0 en Italie).
Certains acheteurs interdisent aux fournisseurs de charger simultanément sur un même navire des charbons ou des briquettes en lots distincts expédiés à eux et à d*autres destinataires, comme également d'affréter un même navire pour le chargement mixte des charbons expédiés par deux ou plusieurs fournisseurs.
Certains acheteurs constatent la dessiccation en prélevant 10 briquettes parmi les dernières qu'on aura débarquées et en les gardant dans une chambre bien éventée pendant 10 jours. Ce temps écoulé, la diminution de poids trouvée sert de base pour fixer le rabais proportionnel à faire sur tout le chargement reçu à bord.
L'Assistance Publique tolère 3 0/0 d'eau dans les fournitures; elle fait compenser par un bon poids Fexcédent d'eau de 3 à 7 0/0 et se réserve le droit de refus au delà de 7 0/0 d'eau.
Les briquettes soumises dans une étuve, pendant vingt-quatre heures, à une température de 60'', ne devront éprouver que très peu de ramollissement ; leur densité moyenne sera comprise entre 1,13 et 1,21. Certains acheteurs exigent même une densité moyenne de 1,5.
La condition du ramollissement est essentielle pour la marine, par suite de la température élevée des soutes à charbon. Les briquettes, susceptibles de se ramollir, offriraient le double inconvénient de se souder entre elles et de dégager des principes volatils très nuisibles pour la santé des chauffeurs.
Au laboratoire et au creuset, elles devront donner un coke non friable. La puissance de vaporisation doit être à peu près égale à celle d*un bon charbon à vapeur.
Matières agglomérantes. — Le goudron brut, le brai gras et le brai sec sont les seuls ciments que la pratique ait consacrés et les seuls qui soient encore employés aujourd'hui.
L'usage du goudron de houille remonte à Tannée 1S33. En 4843^,
M. Marsais, frappé des inconvénients de Temploi du goudron, aa double point de vue de la solidité et deTodeur des briquettes, arriva* à lui substituer le hrai gras^ c'est-à-dire le goudron débarrassé de 25 0/0 de matières volatiles.
Depuis lors, lei)rai gras, qu'on avait substitué au goudron brut a lui-même été remplacé par le brai sec, qu'on obtient en débarrassant le goudron, à une température de 300^, de toutes les matières volatiles à froid.
Le goudron brut, par suite de sa fluidité à la température ordinaire, permet d'opérer à froid le malaxage et la compression delà pâte ; mais on n'obtient ainsi que des briquettes molles se désagrégeant au feu et donnant beaucoup de fumée ; aussi, pour éviter en partie ces inconvénients, est-il à peu près indispensable de sonmeltrc les briquettes à une véritable calcination, afin de les durcir et d'éliminer les composés les plus volatils.
On a proposé de mélanger le goudron à 100* environ avec 1/8 à i/lOde son poids d'acide sulfurique concentré. On coule dans des moules et on laisse refroidir. Ce produit sert alors d'agglomérant.
L'installation des appareils nécessaires pour cette opération est compliquée et dispendieuse. Aussi ce système, après avoir été employé pendant quelques années dans plusieurs usines, a été abandonné. A Givors, où cette méthode était employée, on ajoutait au charbon menu 8 à 10 0/0 de goudron brut.
Brai. — Le brai est le seul agglomérant pratique. Aussi est-il universellement adopté. Ce produit, qui permet d'obtenir des briquettes offrant une très grande cohésion, possède un pouvoir calorifique élevé. Grâce à son emploi, on diminue la teneur en cendres des menus de mauvaise qualité et on corrige la teneur en matières volatiles des houilles maigres ; les briquettes ainsi fabriquées tiennent bien au fen, et s'agglomèrent bien à la chaleur, même quand elles sont fabriquées avec des houilles maigres qui, sans brai, tomberaient en poussière dans le foyer et ne pourraient être utilisées.
Le brai de bonne qualité renferme de 75 à 80 0/0 de carbone et de 0,25 à 0,5 0/0 de cendres, ce qui correspond à une puissance calorifique de 8.000 calories. L'addition de 5 à 10 0/0 de brai augmente la valeur calorifique du combustible à agglomérer de 2 à 4 0/0.
Le brai gras s'obtient au moyen du goudron de houille auquel on enlève 20 à 25 0/0 de matières volatiles, en le portant à 200\ Une
AGGLOMÉKÉS 371
température de 15^ à 80* suffît pour le rendre complètement fluide. Les briquettes au brai gras sont dures et ne se désagrègent pas au feu ; mais elles brûlent avec fumée noire ; cet inconvénient, qui ne permet pas de les employer dans la marine, est moins important pour les chemins de fer. La proportion de brai gras, ajoutée au menu, varie entre 7 et 8 0/0 ; elle doit être d'autant plus forte que les charbons sont plus maigres; en général, on emploie des charbons bien lavés, demi-gras et riches en carbone.
Le brai sec est du goudron de houille concentré jusqu'à 300** environ et dont on a retiré jusqu'à 35 et 40 0/0 de matières volatiles. C'est le ciment de beaucoup le plus employé aujourd'hui ; il a, sur le goudron, l'avantage de donner des briquettes qui n'ont besoin d'aucune calcination, pour acquérir les qualités requises par le commerce, et, sur le brai gras, celui de donner un produit brûlant avec peu d'odeur et de fumée.
On peut produire de bonnes briquettes avec certaines houilles faciles à agglomérer en employant 100/0 de goudron et 40/0 de brai.
Dans la plupart des usines d'agglomération, on emploie exclusivement le brai sec soit pur, soit mélangé avec une certaine proportion de goudron. Quelques usines, disposant d'appareils de distillation du goudron, emploient le brai gras qu'on ne peut transporter que dans des tonneaux. L'emploi de ce brai offre certains avantages parce que l'on peut, en le préparant, faire varier la proportion du goudron et influer dans une certaine mesure sur la qualité du brai, qui est plus régulière.
Pour préparer le brai, on chauffe le goudron à feu nu dans de grandes chaudières en tôle ; la distillation donne, avant 150'', de 2 à 6 0/0 en poids du goudron d'huiles légères (benzine, toluène, etc.) marquant SS* à l'aréomètre (densité, 0,80 à 0,85). De 150 à 200^ et 220"", on recueille de 20 à 25 0/0 d'huiles lourdes, marquant 15^ à l'aréomètre (densité, 0,85 à 0,90). On ne doit pas retirer du goudron plus de 5 0/0 des huiles anthracéniques qu'il contient, si l'on veut obtenir un brai de bonne qualité. Le brai sec, qui reste au fond de la chaudière, soit 65 0/0 environ du poids du goudron, se ramollit à 70^ et fond entre 95° et 120** ; la densité de ce brai sec est de 1,19.
Le brai gras, ou brai fondu, s'obtient en arrêtant le chauffage du goudron, avant la distillation des huiles à anthracène : il fond vers 50°; sa densité est un peu supérieure à celle du goudron : 1,18 au lieu de 1,17.
Essai du bral. — Quand on ne prépare pas soi-même le braietqa*oa achète à l'extérieur du brai sec que Ton emploie en mélange ayee le charbon, il faut procéder à un examen très sévère de chaque fouraitnre avant de la faire passer dans la fabrication.
Le brai sec de bonne qualité doit être solide à la température or* dinaire et pouvoir se transporter en vrac sans se briser ni s'agglomérer ; toutefois le brai sec, même de très bonne qualité, fond sous Taction prolongée du soleil. Le brai a une couleur noir franc, un aspect gras, une cassure conchoïdale assez brillante ; mais il ne doit pas tacher la main ni y adhérer, c'est«à-dire qu'il ne doit pas être gras au toucher ; son odeur est analogue à celle du goudron de houille.
Un indice caractéristique de la qualité du brai est la manière dont il se comporte dans Feau bouillante à 75*; le bon brai doit sans sa casser s'étirer en fils minces, de O'^ySO à 0'°,50 de longueur au moins- Le brai médiocre ou de mauvaise qualité donne, dans ces conditions, des fils courts qui se brisent sous le moindre effort. Le bon brai se ramollit donc à 75** et fond entre fOO^ et 120*.
Le brai de bonne qualité donne à la calcination de45 à 520/0 d'un coke très dur et boursouflé, et à l'incinération 1/2 0/0 de cendres au maximum. Au point de vue chimique, on doit exiger du brai pro* venant exclusivement de la distillation du goudron de houille, sans addition de résidus de rectification de pétrole ou d'huile minérale. De même, il faut s'assurer que le fabricant ne pousse pas la distillation trop loin pour recueillir plus de 5 0/0 d'huiles anthracéniques. Dans les usines où l'on pousse la distillation à outrance, on ajoute de l'huile lourde au produit qui, bien que possédant la plasticité et la teneur en matières volatiles voulues, donne des briquettes sans aucune cohésion.
Le dosage du brai peut se faire par un épuisement méthodique à chaud à l'aide d'un mélange de sulfure de carbone et d'éther de pétrole. Afin d'éviter Tagglomération du produit, on le mélange avec du sable sec.
Un moyen pratique d'apprécier rapidement, et d'une manière suffisamment exacte, la qualité d'un brai, est d'en mettre dans la bouche un morceau de 2 à 3 millimètres de côté ; un bon brai s'écrase sous la dent sans se casser, et l'on apprécie facilement la qualité du produit d'après sa plasticité, tandis qu'un brai trop sec se casse et tombe en poussière sous la dent.
La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, qui achète des brais
AOGLOMâRÉS 373
poar ses luines d'agglomération, a adopté un cahier des chargeadans lequel les braia secs sont divisés, d après leur point de fnsion, en trois catégories. Pour apprécier le point de fusion, on peut employer un bloc de fer dans lequel sont ménagées des cavités de 20 millimètres de diamètre que Ton remplit de brai en poussière. On enfonce dans chaque cavité une baguette pesant 35 grammes, et on chauffe le bloc avec une lampe à pétrole. La température est observée au moyen d'un thenoomètre plongeant dans du mercure ; la fusion est jugée complète quand la baguette atteint le fond de la cavité.
On peut aussi essayer le brai sec finement pulvérisé en le chauflant au bain-marie dans un petit creuset de laboratoire. On suit les progrès de la fusion en enfonçant dans la masse des aiguilles en fer; les phénomènes que Ton observe sont les suivants :
A 40^, prise en masse ;
A 60^, formation d'une masse en fusion dans laquelle on peut enfoncer Taiguille ;
A 70*, étirage en fils courts ;
A 73*, étirage en fils d*au moins 0",50 de longueur ;
De 80* à 85*, étirage en fils longs de plus de i mètre ;
A 90*, fusion complète.
On doit veiller à ce que les essais de réception du brai soient faits à Tusine toujours par le même opérateur, qui doit être au courant de la fabrication et des nécessités auxquelles doit répondre le brai an point de vue de la compression et du chauffage employés.
La majeure partie du brai employé en France est tirée d'Angleterre. Cependant la Compagnie parisienne du Gaz possède une très puissante usine de distillation de goudron ; il en existe également à Pantin (Compagnie des Asphaltes de France), à Chasse (Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée), à Iwuy (Nord).
Les cours du brai sont assez variables, et leurs fluctuations dépendent en général de celles des cours de la houille et des cours da fret, puisque c'est le brai anglais qui règle le marché.
Suppression du brai par chauffage à haute température ou par compression. — La consommation croissante des brais a amené une augmentation de leur valeur, et on peut craindre leur insuffisance possible dans Tavenir, ainsi qu'une hausse considérable des prix que peut provoquer l'importance des demandes. Les efforts des inventeurs se sont donc portés sur leur suppression complète et sur les moyens d^obtenir des briquettes sans ciments, d'autant plus que la pré-
sence du brai dans les agglomérés est la principale cause de production de fumée. On est arrivé à produire une agglomération par simple compression ; mais ce mode de préparation a Tinconvénient d'exclure les houilles très maigres et les anthracites.
M. Evrard est le premier qui ait essayé d'agglomérer la houille menue à froid et par simple pression. Les briquettes qu'il a obtenues, avec sa machine à piston, présentaient une assez grande solidité et ne se délitaient que très peu dans les foyers, où elles brûlaient à peu près comme le charbon en roche; mais ces briquettes ne résistaient pas au transport.
Les autres essais n'ont pas donné de résultats satisfaisants, surtout au point de vue de la solidité, sauf quand on faisait usage de charbon renfermant des proportions notables de matières volatiles. Dans ce cas, le ciment se trouve en réalité remplacé par les parties goudronneuses du menu lui-même. C'est ainsi que le lignite renferme parfois suffisamment de goudron pour qu'il soit apte à subir ce procédé d'agglomération dans des fours chauffés à 60'' ou 70*^.
M. Walter Spring, professeur à l'Université de Liège, a reconnu qu'en employant une pression de 6.000 atmosphères on peut donner à la houille en poussière la cohésion et la dureté de la houille en roche. Il est probable qu'en opérant à une température plus élevée, à 200°, on obtiendrait une cohésion très satisfaisante à une pression bien inférieure à 6.000 atmosphères.
Agglomérants divers. — Bien qu'on ait reconnu que le brai s'applique fort bien pour l'agglomération des particules de charbon, on a fait de nombreuses recherches pour trouver un autre corps, moins cher, qui aiderait également à la combustion, mais qui ne répandrait pas d'odeur ni de fumée comme le brai.
Le ciment le plus économique, qui est aussi le premier agglomérant dont on aitfait usage, est la terre glaise. Mais les briquettes ainsi obtenues ne sont guère utilisées que pour les usages domestiques ou les opérations industrielles qui, comme la cuisson de la chaux ou du plâtre, peuvent, sans inconvénient, permettre l'emploi de combustibles secondaires.
Pendant plus d'un demi-siècle, la terre glaise a été le seul ciment employé, bien qu'il ne donnât que des produits d'une très faible ténacité, dont la teneur en cendres était relativement considérable. Denos jours, c'est encore à Taide de ce ciment primitif qu'on prépare des boules pour le chauffage domestique, quand le combustible est du
charbon très maigre ou de Tanthracite friable. Les Chinois font des mélanges analogues avec des charbons anthraciteux pour les usages domestiques. Le charbon mélangé au dixième de son poids de terre glaise, délayée dans Teau, fournit, par le malaxage, une pâte qu'on transforme en briquettes par le moulage à la main ; ces produits, qui sont simplement séchés à Tair, contiennent 18 à 20 0/0 dt$ (tendres.
La chaux (7 à 10 0/0) ajoute des cendres au combustible; mais elle a Tavantage de le rendre inodore en se combinant au soufre libre en combustion. Aussi a-t-elle été employée avec succès sous forme de lait, qu'on mélange avec le charbon broyé ; mais les briquettes demandent a être ensuite parfaitement séchées au four, puis rendues imperméables à Teau, et ces deux opérations sont assez coûteuses.
Pour obtenir un bon ciment de magnésie, on mélangera 30 parties de chlorure de magnésium à 45 0/0, 30 parties d'oxyde de magnésium à 93 0/0 et 60 parties d'eau. Le charbon est mélangé à froid avec la magnésie à sec ; le chlorure est ensuite dissous dans Teau et ajouté au combustible par un malaxage complet. Le ciment de magnésie à la dose de 5 0/0, donne des briquettes très dures, mais augmente de 2,5 0/0 la teneur en cendres ; au bout de six à dix heures, les briquettes au ciment de magnésie sont suffisamment solides pour être manutentionnées sans inconvénient et mises en cale. Le ciment magnésien est peu coûteux.
Les autres matières qui ont été successivement employées pour agglomérer les charbons menus dans les fabriques de briquettes sont variées. Nous citerons entre autres les ciments suivants : asphalte, coaltar, dextrine, sang, farines avariées ou non, graisse animale et végétale, substances gélatineuses, magnésie, lichens, alun, résine, mélasse, décoctions mucilagineuses de racines et de plantes entières, azotate de potassium, huile, pulpe de papier, plâtre de Paris ou gypse, sciure de bois, silicate de sodium, amidon, soufre et savon, pulpe de bois, gutta-percha.
On emploie, pour 1 tonne de menu, 3''<^,5 d'amidon de pomme de terre, 28 grammes de créosote, et 50 litres d'eau. Avec l'amidon de farine, la proportion d'eau est de 91 litres par tonne de menu.
L*amidon mis dans de l'eau chaude, surtout en présence d'une faible quantité d'acide sulfuriqne, devient visqueux. Les farines de riz avariées, les pommes de terre, certaines racines comme le Cetraria Islandica, contiennent de l'amidon et peuvent être utilisées dans le but dont il s*agit.
COMBUSTIBLES IROUSTniBLB. 26
John Piddington prit le premier tin brevet pour ce procédé en 1858 ; il employait 16 kilogrammes de farine et 8 0/0 d'ean par tonne de briquettes. Celles-ci devaient être chauffées pour acquérir assez de dureté. En ajoutant à la farine un peu de plâtre ou de brai gras, ce chauffage devenait inutile.
L'albumine végétale ou animale ei^t peu employée. Certaines plantes en état de décomposition, ainsi que la cellulose, donnent des briquettes très dured, mais sujettes à absorber rapidement Thumidité. On peut prévenir cet état fâcheux par Taddition de 2 0/0 de brai;
Les corps organiques énumérés ci-dessus, qui n'ajoutent pas de matières incombustibles, qui n'ont aucune odeur et qui ne produisent pas de fumée, pourraient trouver avantageusement leur place comme agglomérante dans les contrées où le brai est trop cher ou bien le climat trop chaud. Mais les briquettes ainsi fabriquées demandent un séchage artificiel, et une immersion dans un liquide spécial qui les mette à Tabri de Thumidité de Tair. En résumé, les fécules, les mélasses et autres matières gélatineuses ne valent pas le brai, quoique celui-ci soit d'un prix de revient plus élevé.
Dans les contrées tropicales, les briquettes au goudron se collent et se ramollissent. On a proposé l'emploi du silicate de soude (0,75 i 1 0/Oj qui donne de la cohésion après un séchage naturel de 5 à 8 jours. On emploiera aussi un mélange de silicate de soude et de silicate de potasse.
On a également essayé à Comorn, en Hongrie, d'employer comme agglomérant le bisulfite de calcium provenant de fabriques de pâte de bois pour papier.
La pétrifite, qui est un produit artificiel de composition inconnue, a été employée en Angleterre et en Westphalie. Elle a l'inconvénient de porter à un mois la période de séchage des briquettes; les résultats ne paraissent pas devoir permettre d'en étendre l'emploi.
La mélasse, qui ne contient que 10 0/0 de cendres et donne à la calcination un coke assez résistant, peut servir, mélangée avec de l'eau, à fabriquer des briquettes de charbon maigre tenant bien au fou. La dose de 1 1/2 0/0 préconisée par l'inventeur est bien faible pour que l'on puisse espérer obtenir une cohésion comparable à celle que donne le brai; de plus, la mélasse coûte trop cher pour que ce procédé puisse prendre de l'extension.
Les briquettes agglomérées à la mélasse étant très hygroscopiqnes, on est obligé d'y ajouter de Thuile de lin et de les sécher à chaud pour leur donner de la dureté.
Le pouvoir agglomérant des mélasses est dû principalement à la pectine, et aussi, mais dans une moindre mesure, au sucre, ainsi, les mélasses brutes et celles qui n'ont pas été soumises à Tosmose, sont de bons agglomérants. Le prix de ces matières en Allemagne et en Autriche en permet l'emploi et donne une sérieuse économie dans la fabrication des briquettes. Le procédé est très simple, mais les briquettes doivent être séchées pour devenir assez dures afin d'en permettre la manipulation. Il devient toutefois préférable d'employer le brai sec dès que son prix est la moitié de celui des mélasses brutes.
L'oxydation des goudrons faite dans certaines conditions rend ceux-ci combinables aux alcalis et aux alcalino-terreux, c'est-à-dire qu'ils se comportent, en présence des alcalis, comme de véritables acides gras et forment des savons.
On a pensé à utiliser les goudrons ainsi traités pour la fabrication des agglomérés de libuille. Le brai employé pour la fabrication des briquettes agit par simple réaction physique, puisque liquéfié par la chaleur il est diffusé dans la pâte par la compression ; en se refroidissant, il reprend son état solide, enrobe mécaniquement chaque grain de houille et colle les grains. C'est donc sur un faible écart de température qu'est basé le changement d'état.
L'emploi du goudron oxydé ne comporte pas de changements dans la façon de procéder avec le brai. Au lieu de doser du brai cou* cassé solide, on dose, au moyen d'une pompe, le goudron oxydé qu'on fait arriver sur le charbon à agglomérer, après qu'on a ajouté à ce dernier la quantité d'alcali voulue.
En ce qui concerne les procédés nouveaux employés pour l'agglomération des combustibles menus, nous citerons encore la fabrication des briquettes de charbon ou de lignite agglomérées avec du naphte ou des résidus de distillation du naphte (mazouts) [procédé Hennéhutte).
Ces matières subissent avant fabrication une préparation spéciale qui leur donne les propriétés nécessaires pour souder légèrement, rien qu'en pressant le mélange dans la main, les parties fines du charbon ordinaire ou du lignite que l'on veut agglomérer.
Lorsque ce mélange est comprimé par une presse ordinaire à
moule fermé, on obtient des briquettes d'une fabrication irréprochable.
Les briquettes fabriquées par ce procédé ont 75 à 80 0/0 de cohésion ; elles sont presque complètement imperméables à cause de leur forte cohésion et aussi parce que la matière qui les agglomère est un corps gras.
Leur qualité ne se modifie pas, même lorsqu'elles sont exposées au soleil et à toutes les intempéries, car l'agglomérant a subi une préparation, qui est une température très élevée à environ 300**C,
On peut employer dans cette fabrication de 9 à 15 0/0 de cet agglomérant, selon la qualité des briquettes que Ton veut produire.
Le procédé Conti-Lévy pour la fabrication des agglomérés, dits magnésio-briquettes, consiste à mélanger à froid des poussiers de charbon avec des doses déterminées de magnésie et de chlorure de magnésium. On emprisonne ainsi les grains de charbon dans un réseau d'oxychlorure de magnésium, corps très dur qui se forme dans les vingt-quatre heures. Au moment de la combustion, cet oxychlorure se décompose en ses éléments. L'emploi de ce procédé augmente de i à 1,5 0/0 les cendres et de 2,5 0/0 les matières volatiles. La proportion d'oxychlorure à employer est de 35 kilogrammes par tonne de charbon en marchant avec une pression de 250 kilogrammes au centimètre carré. La briquette brûle avec une flamme brillante et sans fumée.
Des briquettes ont été fabriquées avec des débris de coke dans des usines à gaz, à Paris, en mélangeant 10 0/0 de brai avec des débris de coke. Aux usines à gaz de Perrache, à Lyon, les débris de coke étaient mélangés avec 7 0/0 de brai, le poids des briquettes étant de 4 kilogrammes chacune. Les débris de coke étaient, dans chaque cas, concassés et bien lavés avant le mélange. On a fait des essais pour agglomérer du poussier de charbon et du coke menu simplement par Teffet combiné de la chaleur et de la pression ; mais on n'a pu y réussir avec les charbons anglais.
Agglomérés au brai. — La cohésion, qui est la qualité essentielle que Ton doit rechercher pour les briquettes, dépend de plusieurs éléments. Elle dépend de la qualité du brai d'abord, de la proportion du brai mélangé au combustible, enfin de la pression à laquelle est comprimé le mélange.
Influence de la qualité du brai. — La qualité du brai employé est une condition essentielle à réaliser pour obtenir une cohésion satis-
faisante. La, cohésion diminue immédiatement de 50 0/0 quand on emploie du mauvais brai ; aussi faut-il se renseigner chaque jour sur la qualité du brai que Ton passe dans la fabrication pour pouvoir augmenter de suite la proportion du brai, si la qualité baisse ; cette augmentation atteint souvent 1/â ou même i 0/0.
C'est là un inconvénient de la marche au brai sec, qui exige une surveillance de tous les instants, si Ton veut maintenir la qualité du produit constante. Au contraire, la marche au brai fondu présente Tavantage qu'on peut être absolument sûr de la qualité du brai, ce qui assure une marche constante de la fabrication. De plus, en employant le brai fondu, on obtient un mélange très intime avec la pâte de charbon, ce qui procure une économie appréciable de matière agglomérante. En effet, dans la plupart des usines marchant au brai fondu, on ne consomme que 5 0/0 de brai, tandis que la proportion minimum de brai sec à employer pour obtenir une cohésion équivalente serait supérieure à 6 0/0.
Cependant toutes les usines du Nord de la France et de Belgique marchent au brai sec, parce qu'elles fabriquent des produits de premier choix à forte cohésion et qu'elles ne pourraient obtenir une cohésion suffisante en employant seulement 5 0/0 de brai fondu comme dans le Centre de la France. D'autre part, ces usines traitent surtout des charbons maigres ou demi-gras, qu'il faut mélanger avec une forte proportion de brai pour que les briquettes obtenues tiennent bien au feu et ne se transforment pas, dans le foyer, en petits morceaux ou en poussière. Pour satisfaire à cette condition, il faut que la proportion de matières volatiles atteigne 18 0/0. On est donc obligé d'introduire dans la pâte au moins 8 0/0 de brai sec, et l'économie qui résulterait de l'emploi du brai fondu n'atteindrait même pas une unité. Les clients préfèrent d'ailleurs les briquettes préparées au brai sec, parce que le goudron que l'on introduit en mélange, quand on marche au brai fondu, donne une fumée intense et occasionne au chauffeur un picotement aux yeux très désagréable.
Toutefois, pour rendre plus régulière la composition du brai sec, on en corrige la qualité en le faisant fondre avec du goudron ; les meilleurs résultats ont été obtenus avec du goudron débarrassé de ses huiles légères. La fusion s'opère dans une cuve cylindrique verticale pouvant contenir à la fois 6.000 kilogrammes et entourée d'une double enveloppe de vapeur a la pression do 4 ou 5 kilogrammes ; cet le cuve, qui a i"',80 de diamètre et 4'",30 de hauteur, contient une hélice
de 0'',55 de diamètre placée dans son axe et mue mécaniquement. L'hélice est entourée d'une enveloppe qui a pour but de Tempécher d'agir sur le brai fondu ; la matière est ainsi animée d'un mouvement de rotation continu, et les morceaux de brai fondent plus rapidement.
Le brai, avant son introduction dans la chaudière, est concassé grossièrement au moyen d'un broyeur à noix placé sur l'arbre de l'hélice ; un robinet, ménagé au bas de la cuve, permet de le faire écouler. Ce travail dure de six à huit heures, par charges de 6.000 kilogrammes, avec deux ouvriers de jour et deux de nuit. L'opération coûte i fr. 50 par tonne de brai.
La dose de goudron introduite est, en général, de 15 0/0 ; cependant on a pu introduire des quantités plus grandes^ sans que l'on ait ^ constaté une diminution de qualité des briquettes. Le tableau suivant permet de se rendre compte, d'après des essais faits par M. Rossigneux, de l'influence des additions de goudron sur la qualité des mélanges.
Ductile à