‹ Combustibles industrielsChapitre 74 sur 118 · BRAI SEC · texte numérisé non relu

BRAI SEC

BRAI à 9 0/0

DB OOUDROH

BRAI à 17 0/0

BRAI à 25 0/0

Pâteux à

Liquide à

On a constaté que la briquette fabriquée avec des menus et du brai sec présente une cohésion supérieure à celle de la houille et à celle du brai sec. A Anzin, on a fait des essais sur des briquettes fabriquées avec des houilles en grains ayant une cohésion variant de 20 à 35 0/0 mélangées à 9 0/0 de brai sec dont la cohésion était de 28 à 29 0/0; ces briquettes donnaient couramment 52 0/0 de cohésion. Les résultats auraient été encore plus nets avec des charbons anglais de Cardiff (cohésion : 42 à 47 0/0) ou de Newcastle (50 à 60 0/0). On peut s'expliquer facilement ce fait en remarquant que les fragments de charbon de 500 grammes introduits dans le tambour d'essai présententdes faces de clivage qui en facilitent beaucoup la rupture ; la houille en grains, dans laquelle ces faces de clivage n'existent plus, présente une résistance très supérieure à celle des gros morceaux. Si Ton essayait la

AGGLOMÉRÉS 379 è

houille à Télat de grains, on trouverait pour la briquette une résistance très inférieure à celle du charbon.

Dans une briquette de bonne qualité, la cohésion dépend de celle du charbon, tandis que la résistance à l'écrasement dépend de celle du braî sec. En employant du charbon à 25 kilogrammes de résistance par centimètre carré et du brai sec à 75 0/0 de résistance (50 0/0 de coke), on peut obtenir de la briquette offrant une résistance de 40 à 42 kilogrammes.

Si l'on considère du brai gras et du charbon en gros morceaux, on obtiendra des briquettes dont la résistance sera supérieure à la fois à celle du brai et à celle du gros charbon, car du brai légèrement gras à 45 0/0 de coke s'est aplati sans se pulvériser sous une pression de 40 kilogrammes, à la température de 25^.

luBuenoe de la proportion de brai. — La solidité des briquettes augmente jusqu'à une limite maximum avec la quantité de brai introduite dans la pâte. Étant donné le prix élevé du brai, on n'atteint Jamais la proportion de brai pour laquelle la solidité des briquettes est maximum, et on s'arrête à la quantité qui permet d'obtenir les qualités requises par l'usage auquel le combustible est destiné.

Avec des charbons essayés à Anzin, la cohésion est tout à fait nulle, tant que la proportion de brai est inférieure à 4 0/0. La cohésion, qui crott très peu à partir de 9 0/0 de brai sec, passe par un maximum, qui est de 72 0/0, pour décroître ensuite et tomber enfin à 28,5 0/0, c'est-à-dire à la cohésion du brai pur. Dans des essais analogues, effectués aux mines de Portes et Sénéchas avec une presse RévoUier, on a également constaté qu'au delà de 9 0/0 de brai sec la cohésion croissait très peu.

Influence de la pression. — La pression a une grande influence sur la qualité des briquettes obtenues : elle agit par sa durée et par son intensité.

Les charbons soumis à l'agglomération sont, en général, des houilles lavées et, par conséquent, très chargées d'humidité. Quand la proportion d'eau contenue dans la houille dépasse 4 à 5 0/0, elle constitue une gène pour obtenir une bonne compression.

La proportion dVau que Ton peut admettre dans la pâte dépend de la durée de la pression que permet d'obtenir la presse à agglomérer dont on dispose. Avec les presses qui donnent une pression d'une durée relativement considérable, on peut expulser facilement l'eau et

atteindre jusqu'à 10 0/0 d'eau. Cependant certaines machines ne fonctionnent pas bien et fournissent de mauvais produits, quand la pâte contient trop d'eau. La presse Biétrix, qui peut développer presque instantanément une pression considérable, donne de bons produits ; mais la compression dure trop peu de temps pour que toute Teau soit expulsée. L'eau qui reste après compression doit alors être expulsée par un séchage énergique.

D'ailleurs, on a reconnu qu'il y avait intérêt à ne pas chasser complètement l'eau, même avec les machines à compression brusque, et à en laisser subsister un excès de 1 i/2 à 3 0/0 dans la pâte. En effet, pour que la compression s'effectue facilement et dans de bonnes conditions, il faut que la pâte soit suffisamment plastique. Avec de la pâte sèche, on n'obtient que des briquettes cassantes à très faible cohésion. La présence d'une certaine quantité d'eau a également pour résultat d'augmenter la cohésion à chaud de la briquette au sortir du moule. Toutefois, quand on comprime de la pâte trop chaude à une température supérieure à 90®, on peut emprisonner de la vapeur d'eau qui se détend au moment du démoulage en produisant des boursouflures et des cassures.

En somme, il faut opérer soigneusement le séchage de la pâte, en y laissant subsister la quantité d'humidité convenable. L'intensité de la compression est d'ailleurs l'élément le plus important, car l'élévation de la pression favorise la répartition égale du brai dans la masse, l'expulsion de Tair et de l'eau, ainsi que le rapprochement parfait des grains.

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