‹ Combustibles industrielsChapitre 81 sur 118 · C^H* = C + CH · texte numérisé non relu

C^H* = C + CH

On obtiendra ainsi d'autant plus de carbone libre qu'on aura des hydrocarbures plus riches en carbone et que la température sera plus élevée.

A basse température, il se produira surtout des corps grad, tels que C^H* et, à haute température, les composés de la série aromatique, tels que C^H*, domineront.

Lorsque la flamme cesse, la carbonisation est terminée, mais le coke contient encore des gaz, surtout de l'hydrogène et de l'oxygène qui sont occlus dans la masse sous forme d'hydrocarbures très réfractaires. Ce n'est que plus tard, au haut fourneau, que se produira le dégagement complet des gaz occlus.

La production des gaz pendant la combustion donne lieu à une diminution du volume de la masse en ignition. De là vient la forma-

tion des pores du coke. La forme de ces pores est influencée par le boursouflement de la masse, boursouflement qui se produit au début de lopération jusqu'à une température de 600*. Du fait de la diminution de volume, il y aura aussi un certain tassement. Or ce tassement est favorable à la carbonisation, car il diminue le nombre des vides où pourrait rester Pair, ce qui occasionnerait une perte en carbone. Aussi a-t-on recours, pour certaines qualités de charbon, à un procédé de compression qui sera décrit au chapitre xxiii.

Telle est dans ses grandes lignes l'opération de la carbonisation. Cette opération dure un temps variable avec la nature des fours, la durée de fabrication étant fonction de la section transversale du four. Plus le four sera étroit, plus rapide sera la carbonisation. En général les fours étroits conviennent surtout aux charbons qui ne gonflent pas fortement.

Produits de la carbonisation dans les divers fours. — Au moment du défournement, le coke qui sort du four sous forme d'un gâteau prismatique aura divers aspects favorables ou non à son emploi ultérieur, ces aspects variant avec la manière dont la cuisson aura été opérée dans les fours.

Dans les fours Coppée, les prismes sont fendus au milieu, la marche de la carbonisation ayant lieu des parois vers le milieu du four. Les morceaux ne pourront pas dépasser ainsi comme dimension la moitié de la largeur du four. Si la chaleur a été uniforme sur les deux parois, le plan de séparation sera juste au milieu. Si le plan de séparation n'est pas bien marqué, c'est que la carbonisation a été insuffisante. Le coke sera alors spongieux et de mauvaise qualité.

Quand le four est étroit, le plan de séparation se fait perpendicu' lairement au milieu du four. Si le four est large, la séparation a lieu horizontalement au milieu de la charge. Si la section est un carré, la séparation se ramifie dans plusieurs directions.

En coupant transversalement le prisme de coke, on peut voir quelle a été la marche de la carbonisation. La partie supérieure a reçu la chaleur de la voûte, la partie inférieure celle de la sole, les deux autres côtés ont été chauffés par les parois. On étudiera ainsi Tac tion de la chaleur en divers points.

Ce fait est encore plus net, quand on fait sur le coke des essais de résistance. Dans les fours de 450 millimètres de largeur, on trouve vers les parois une résistance de 120 kilogrammes pour un mélange de charbons gras et demi-gras à 21 0/0 de matières vola-

tiles, alors que cette résistance tombe à 80 kilogrammes dans le voisinage de l'axe du four.

Dans les fours de boulanger, la carbonisation marche de haut ea bas dans le môme sens que la clialeur et les divisions du coke sont alors verticales. On obtient, par conséquent, des morceaux de coke très longs ei en forme de colonnes. La résistance diminue de haut en bas. Elle est d'abord de 175 kilogrammes, puis de 123 kilogrammes et enfin de 80 kilogrammes.

 Taspect du coke, on verra si la carbonisation a été bonne, quel que soit le genre de four employc.

Si Topération de la carbonisation a été régulière, les faces du gâteau de coke sont en tête de choux-fleurs. Ces tètes ne doivent pas être noires.

Si la carbonisation n'a pas été régulière, on obtient de gros frag*ments qui, cassés, présentent des parties non carbonisées. Il en est de même si le coke est crevassé à Tintérieur. La dureté n'est plus alors suffisante pour l'emploi au haut- fourneau.

On remarque souvent dans le coke des fentes transversales. Ces fissures ont tendance à faire tomber le coke en petits morceaux et Ton n*a plus les morceaux allongés que recherchent surtout les usines métallurgiques.

La production de petits morceaux proviendra autant d'une très grande épaisseur que d'une très faible hauteur de la couche de charbon. En se basant sur Texperience, on donne à Saarbrack l'',20 de hauteur de couche, pour une largeur de four de 1",20, et 85 centi mètres pour une largeur de 90 centimètres.

Une trop grande chaleur dans le four provoque aussi la production de petits morceaux. Un courant d'air trop fort, une entrée trop brusque d'air froid occasionnent des crevassements du coke et le font tomber en petits morceaux, lors du défournement.

Enfin, près des portes des fours, on obtient toujours une surface mousseuse et friable, due à ce que la carbonisation n'a pas été complète à cause du refroidissement par les portes. En général, on retire ainsi 4 à 6 0/0 de déchet. Pourtant dans les fours à récupération, la perte est plus grande et atteint parfois 8 0/0, parce que, en dehors du manque de carbonisation par refroidiissement près des portes, il y a aussi une combustion incomplète dans les parties supérieures du gâteau, où les gaz sont plus rapidement aspirés.

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