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Si l'on veut carboaiser dans le four Coppée des charbons qui gonflent rapidement et qui risquent de détériorer les parois du four, il faut avoir soin de commencer très lentement l'opération de la carbonisation et de ne chauffer que progressivement pour ne pas avoir un dégagement tumultueux des gaz.
Le charbon aussitôt chargé est soumis à la carbonisation soit du fait que le four, sitôt après le défournement, est encore chaud, soit parce que les deux compartiments voisins sont encore en pleine <'ombustion. On s'arrange, en effet, pour défourner, soit par série de fours impairs, soit par série de fours pairs.
Les gaz de la combustion s'échappent par 28 ouvertures placées <!ans la clef de voûte pour les fours de 9 mètres et par 31 ouvertures pour les fours de 10 mètres. Ils descendent par les car- Il aux horizontaux A et s'y enflamment au contact de l'air chaud. tSous les carnaux horizontaux A sont des carnaux verticaux B, au nombre de 28 pour les fours de 9 mètres et de 31 pour les fours de 10 mètres. Les gaz, en quittant ces carnaux, circulent sous la sole di s fours pairs, puis sous celle des fours impairs, où ils trouvent un nouveau courant d'air qui les brûle. De là ils passent dans la galerie c il lectrice E.
il y a deux admissions principales de courant d'air. L'une se fait r> ir les carnaux placés à la partie supérieure des fours; l'autre se i lit. latéralement au passage des gaz, de manière que l'air soit i U lufTé avant de venir brûler les gaz.
FULUS A COKK 483
La carbonisation achevée, c'est-à-dire au bout de vin<;;t-(|iiatre heures, on opère le défournementavec une dcfourneuse à vapeur. Ce défournement se fait de deux en deux fours, comme il a été dit.
Les mélanges de charbon seront, dans un four ordinaire :
50 0/0 de charbon à 21 ou 22 0/0 de matières volatiles 50 0/0 — à 14 ou 15 0/0 —
ou bien :
65 0/0 de charbon à 21 ou 22 0/0 de matières volatiles 35 0/0 — à 9 ou 10 0/0 —
Si la teneur en matières volatiles des charbons est très faible, on «^arrangera pour que Tair soit admis en plus grande quantité à la partie supérieure et qu'il vienne se brûler jusque dans les fours.
An point de vue du rendement industriel, des expériences ont donné les chiffres de 76,34 et 76,^0 0/0, alors qu'au creuset on obtient 76,65 0/0, les essais étant faits sur un coke à même teneur en eau, ce qui est essentiel, comme nous Tavons dit au chapitre Théorib de
LA CAIIBONISATION.
Quant aux quantités de charbon passées dans un four, elles sont de â.500 à 3.000 kilogrammes, suivant les dimensions et la teneur en matières volatiles. Telle est du moins la moyenne pour des houilles contenant £7 à 18 0/0 de matières volatiles. La cuisson dure vingtquatre heures. Si les houilles ont 20 à 25 0/0 de matières volatiles, on cuira pendant quarante-huit heures, et Ton opérera sur 5.500 à 4J.00O kilogrammes de matières. Si elles contiennent, au contraire*, 14 0/0 de matières volatiles, on cuira 3.000 kilogrammes pendant douze heures.
Les fours Coppée ne sont pas construits parla firme Coppée seule. car le brevet est tombé dans le domaine public. Le four Bernard dérive du four Coppée et lui est très semblable. Le four Mines de Lens est du même système. On y a augmenté seulement la hauteur, afin d'avoir une plus grande compression de la charge, les charbons traités dans ces fours contenant une plus grande quantité de matières volatiles.
F^e four Coppée comporte aussi des appareils de récupération des sous-produits, les dispositions étant prises de telle sorte que la récupération puisse ou non se faire. Les appareils et la marche de la carbonisation seront identiques à ce que nous allons décrire aux chapitres suivants.