Coupe à traverf un massir de four Carvès
Fio. 174. — Four Canrès (coupe longitudinale).
Une autre particularité du four Carvès est que Tair qui doitbrûler les gaz de la combustion à leur retour des appareils de condensation est préalablement chauffé dans cinq galeries inférieures, parallèles en longueur au massif des fours. Ces galeries ont 0^,50 de largeur sur i'^ySO de hauteur. L'air y atteint la température de 300*.
FlO. 175.
- Circulation des gaz dans le four Seibel.
I/important, pour obtenir une bonne carbonisation dans le four Carvès, est de bien régler la température de cette carbonisation. On peut le faire en ouvrant plus ou moins les buses qui débitent le gaz. 11 faut débuter avec une température de 450** et élever
Es— y sry progressivement
' W HLClsITh ^^^^^ ^® ™ pérature
"■"■'■'" jusqu'à 800^ Si
Ton carbonise à trop haute température, le goudron se décompose dans le four.
Onoblientplusde coke, mais moins de sous-produits.
Le four Carvès donne un rendement de 75 0/0, déduction faite de l'humidité de la houille et de celle du coke. On y cokéfie avec avantage dos houilles à 25 0/0 de matières volatiles.
Chaque four coûte 5.000 francs, dont 2.000 francs pour les appareils de condensation. Les frais d'entretien et de réparation sont peu élevés.
Ce four, qui est le premier en date comme four de récupération et qui depuis Torigine a reçu de nombreux perfectionnements, est en somme celui qui a servi surtout de modèle aux autres appareils.
Four Seibel. — Le four Seibel est une modification récente du four Carvès, apte à cuire aussi bien des houilles maigres à i4 ou 16 0/0 de matières volatiles que des houilles grasses à 29 0/0 et plus de matières volatiles. Toutefois, il est bon d'opérer des mélanges pour avoir un bon coke et pour ramener la teneur moyenne en matières volatiles à 21 ou 24 0/0.
Les fours ont comme dimensions :
Longueur 9àl0 mèlres
Laru'eur CuO à (\'1'.\ iiiillimèlrcs
llauleur sous clef 1"/JJ à •'••,10
Les fours communiquent entre eux,4aux par deux, àTaîde decarnaux verticaux formant piédroits, afin d'obtenir un chaulTage plus régulier. Les carnaux verticaux débouchent tous dans un carnau horizontal qui règne sur toute la longueur des fours à leur partie inférieure et qui sert de chambre de combustion.
La marche des gaz est la suivante.
Les gaz sortent des fours par vingt-huit ouvertures ménagées dans la paroi de gauche et se répandent dans la chambre de combustion. Ils descendent par des piédroits et gagnent un carnau horizontal établi sous la sole. Par ce carnau ils cheminent vers Tavant du four, puis ils se mélangent aux gaz du four voisin dans le piédroit commun et reviennent ainsi à l'arrière du four, où ils trouvent un conduit commun à tous les fours, conduit communiquant avec la galerie collectrice.
Des registres permettent de régler la circulation des gaz sous les fours et de tenir compte pour cette circulation des diverses phases de la carbonisation dans chaque four. On arrive ainsi à obtenir une cuisson identique dans les fours pairs et dans les fours impairs, qui, comme nous Tavons déjà expliqué pour le four système Coppée, sont chargés successivement et non point simultanément.
En raison de la circulation des gaz sous la sole, il faut rafraîchir par une circulation d'air le massif de fondation des fours. Sur le massif en béton, on construit quatre voûtes qui servent de support à un dallage en briques réfractaires surmonté de lignes formées de trois briques à plat avec des ouvertures en chicane. Un tel quadrillage permet aisément à Pair de circuler. Au-dessus on établit la base du four, puis la sole et les piédroits.
Les fours sont fermés par des portes en fonte pesant 680 kilogrammes avec garnissage intérieur de briques réfractaires. En haut de la porte est une ouverture fermée par un clapet. Cette ouverture permet de passer une raclette pour égaliser la surface de la houille après le chargement. Par cette ouverture on peut également, au moyen d'un regard, surveiller la marche de la carbonisation.
Pour mettre en feu un four nouvellement construit, on commence par sécher les maçonneries pendant^une vingtaine de jours. Le séchage consomme 9 tonnes de briquettes et 2 stères de bois. Puis on augmente progressivement la charge jusqu'à atteindre la proportion normale de 8.230 kilogrammes.
Le four cuit d'ordinaire en 48 heures. On obtient des rendements assez voisins des rendements théoriques au creuset.
68,00 0/0 pour un rendement théorique de 70,50 0/0 76,27 — — 76,65
COMBUSTIBLES INDUSTRIEI^
On peut cuire aussi en vingt-quatre heures. La durée de la cuisson dépend des catégories de charbon. La durée des fours n'est pas la même dans Fun ou dans Tautre cas. Elle est normalement de dix années pour des cuissons de quarante huit heures, et de quinze ans pour une marche de vingt-quatre heures.
Foup Semet-Solvay. — Le principe du four Semet-Solvay est de transmettre à la charge, avec le moins de déperdition possible, la chaleur dégagée par la combustion des gaz. Pour cela les parois les plus minces possibles sont nécessaires ; mais, comme les parois minces sont exposées à durer un temps moins long et comme leur prépa-
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