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Fio. 116. — Four ^cmel-Solvny.
ration pourrait devenir non seulement coûteuse, mais encore difficile, on emploie des cornues en une seule pièce amovibles. Ces cornues sont superposées trois par trois de chaque côté du four; leur épaisseur est de 0",70.
On place entre les cornues des deux fours un pilier de maçonnerie. Ce pilier peut emmagasiner une certaine quantité de chaleur et permet d'éviter les inconvénients du point mort inhérents à tous les fours à coke. On appelle point mort la période qui suit immédiatement Tenfournement d'une charge souvent humide. La charge étant froide et humide refroidit les parois latérales à un tel point qu*il s'écoule un certain temps pendant lequel la combustion des gaz se trouve complètement paralysée. Dans le four Semet-Solvay, le massif de maçonnerie précité cède une partie de sa chaleur aux cor*
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nues, qui peuvent ainsi conserver à peu près la même température.
Les plus anciens modèles du four avaient 9 mètres de longueur pour i",70 de hauteur, la largeur variant suivant les qualités du charbon, et ne dépassant pas 300 millimèlrcs pour les catégories de 15,5 à 17 0/0 de matières volatiles, 500 millimètres pour les qualités de 25 0/0. Les charges étaient de e'"^ J50.
Aujourd'hui on construit plutôt des fours de 10 mètres de longueur et de 2 mètres de hauteur à quatre cornues superposées. Les largeurs senties mêmes suivant les qualités de charbon. La capacité est de 10 mètres cubes.
Dans la construction du four Semet-Solvay, on n'a pas eu seulement pour but d'utiliser le mieux possible, avec les cornues pour le chauffage du four, la chaleur dégagée par les gaz de la combustion. On a cherché aussi à éviter toute déperdition de chaleur.
A cet effet, on établit les voûtes avec une épaisseur de l'",20 et on garnit les fours de doubles portes en fonte qu'on lute soigneusement après chargement pour éviter les rentrées d'air froid. Lea trous de chargement et de nettoyage des conduites de gaz sont munis d'obturateurs à joints dressés et à ressorts.
Les gaz de la combustion, après avoir passé dans les appareils de récupération, reviennent, dépouillés de leurs sous-produits, se brûler dans les carnaux, puis ils gagnent le canal collecteur, les chaudières à vapeur et enfin la cheminée, où ils arrivent avec une température deSuO"" seulement. Aucune flamme perdue ne sort donc plus de la cheminée.
L'admission d'air ne se fait que par la base des fours. Cet air, en circulant sous la sole, s'échauffe jusqu'à 200* ou 300* et peut ainsi enflammer les gaz.
Le défournement a lieu mécaniquement, comme pourles fours précédemment décrits. Toutefois une disposition inclinée de la sole de défournement permet au coke de s'étaler davantage et d'être refroidi sans qu'on emploie autant d'eau, ce qui est un avantage, car le coke tiendra ainsi beaucoup moins d'humidité.
Le rendement des fours Semet-Solvay atteint 81 0/0 avec des charbons à 15,5 ou 17 0/0 de matières volatiles.
Quant au prix de revient, il peut se déterminer d'après les données suivantes : un four coûte 6.000 francs en Belgique. L'extracteur et l'appareil de récupération valent 4.000 francs, et l'on cuit 4 à 5 tonnes de houille par vingt-quatre heures.
En outre des goudrons récupérés, on obtient une certaine forc^ motrice. Avec des charbons de 16 à 18 0/0 de matières volatiles, contenant 2,5 0/0 d'eau et 1,5 0/0 de goudron, c'est-à-dire n'ayant effectivement que 12 à 14 0/0 de matières volatiles, les trois quarts des gaz suffisent pour chauffer les fours. Vingt-cinq fours traitant 115 tonnes de charbon par vingt-quatre heures donnent ainsi 40.000 mètres cubes de gaz dont 10.000 sont disponibles. En employant directement cet excédent de gaz dans une machine à gaz, on aurait une force de :
^0.000 ,^^ , ^^^-^gzzz 520 chevaux.
En les utilisant sous des chaudières à rendement ordinaire de 60 0/0, on obtiendrait: