SCÈNE V
THÉODORE, MADAME BADOULARD.
THÉODORE.— Bon ! v'15 sa mère! ne disons rien.
MADAME BADOl LARD. — Vous VOJCZ , mOUSiCUr
Théodore, c'est vous qu'êtes l'auteur que ma fille, depuis que vous êtes dans la maison , est toujours à pleurnicher.
THÉODORE. —De quoi! de quoi! moi, madame Badoulard?
MADAME BADOILARD. — Oui, C'CSl gràce à VOUS;
vous iui avez lourné la lèlc, à c'ie jeunesse.
THÉODORE. — AU ben, par exemple, moi... moi, la faire pleurer!...
MADAME BADOILARD. — QuelICS SOIll VOS lllteil-
tioiis, monsieur ?
THÉODORE. — Mes intcnUons, madame Badoulard, sont les vôtres; je ne suis pour gêner d'aucune façon qui que ce soil.
MADAME BADOILARD. — Eh bien, uics intentions, à moi, sont que vous n'aurez pas ma fille.
THÉODORE. — Mais pourquoi?
MADAME BADOILARD. — ParCB qUC... j'ai 0165
raisons.
THÉODORE. — Je fréquente votre demoiselle; elle me plait. Si je lui conviens, je suis compagnon, elle est couturière : défunt M. Badoulard était compagnon; eh ben. moi, je suis compagnon.
MADAME BADOILARD. — Eh bCU , qu'eSl-CC qUC
ça prouve?
THÉODORE. — Eh ben!
MADAME BADOILARD. — Eh bCH , jal uics raisous ; laissez-moi tranquille 1
THÉODORE. — Mais on en dit une, de raison, madame Badoulard; on en dit une, de raison.
MADAME BADOILARD. — Tcucz, laisscz-moi tranquille; je ne veux pas en dire, moi; je n'suis pas
faite pour vous obéir... moi! je ne suis pas votre domestique; c'est vrai, ça, et vous me ferez le plaisir de rester citez vous ! {Elle sort.)