SCÈNE XI
M. LASSERRE, MADAME BADOULARD.
MADAME BADOl'LARD. — Ail! VOUS VOllÙ, mott-
sieur. J'en apprends de belles sur votre compte... n'êtos-vous pas honteux, à votre âge!
M. LASSERRE. —A Tautre, à présent.
MADAME BADoiLARD. — C'cst unc abominatiou! c'est affreux
M. LASSERRE. — Quesl-cc que j'ai fait, madame Badoulard ?
MADAME BADoiLARD. — Mais Ça ue sc passero pas comme ça ; non, monsieur.
M. LASSERRE. — Mais qu'csl-cc qu'il est donc arrivé?
MADAME BADouLARD. — Jc coiiiiais niainleiianl loules vos manœuvres, monsieur.
M. LAssERRE. — Mcs manœuvrcs?
MADAME BAuocLARD. — Vous, monsieurLusserrc, qu'on regardait dans la maison, depuis quinze ans, comme un saint...
M. I.ASSERRE. — On était bien bon dans la maison.
MADAME EADorLARD. — Et 56 Conduire ainsi !... Si défunt mon mari, M. Badoulard, vivait encore, ça ne se passerait pas comme ça... mais moi, une pauvre femme! (Elle pleure.) Ma pauvre tille! va, tu es biei> à plaindre !
M. LASSERRE. — Majs qu'est-ce que c'est?...
MADAME BADOULARD. — Commeut! qu'cst-ce que c'est? N'avance pas, malheureux, je t'arrache les yeux. Tu le sauras, ce que c'est, misérable!
M. LASSERRE. — Madame Badoulard, je vous en prie, dites-moi ce que j'ai donc fait?
MADAME BADOULARD. — iXc rcparalsscz jamais devant moi... intrigant!... Sortez d'ici...
M. LASSERRE. — Jc saural peut-être un jour... Mon Dieu! mon Dieu! (// s^ort.)