HÉLÈNE, ROGER
HÉLÈNE, à part.
Eh bien, ils nous laissent seuls!... (Elle se dirige du côté de la porte.)
ROGER
OÙ allez-vous donc?... On ne fausse pas ainsi compagnieS'au? pauvre nïonde.
HÉLÈNF, revenant sur ses pas.
Mais vous n'êtes pas aussi abandonné que vous voulez bien le dire.... JN'avez-vous pas vos rêves et ne vous souvenez-vous plus déjà... de vos souvenirs?
ROGER
Qui donc a pu vous donner une pareille pensée?... Je n'ai pas de souvenirs, çroyoz-le bien, et tous mes rêves sont ici.
HÉLÈNE
Vraiment?... II ne vous en faut pas davantage alors... et ma présence ne ferait que retarder le plaisir que vous devez éprouver à vous trouver en tête à tête avec eux.
ROGER
Ne comprenez-vous donc pas que si vous me quittiez dans ce moment, vous me feriez une pein^ infinie?
HÉLÈNE
Est-ce que vous souffrez par hasard?*... Oh! pardonnez-moi de ne pas m'en être plutôt aperçue... Que désirez-vous?... Que voulez-vous?... Je cours chercher Johann et Charlotte.
ROGER, la retenant par la main.
C'est inutile, vous le savez bien... je n'ai que