‹ Comedies de paraventChapitre 128 sur 224 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

LA PRINCESSE

Qui est enfin arrivée, comme elle vous Pavait promis...

DES ESSARTS

Pas du tout. Après ces quinze premiers jours, j'ai attendu quinze jours encore... J'avais écrit, j'avais demandé l'explication de ce retard... il fallait bien laissera la réponse le temps d'arriver... Ce mois une fois passé, il m'a pris une peur bleue de partir de Genève juste, le jour où ma femme partirait de Paris, et de me croiser avec elle sur le chemin de fer... entre deux stations... J'avais comme un pressentiment que l'allais faire une sottise... J'attends encore une semaine, puis deux, puis trois, puis quatre... Pas plus de lettre que d'Emilie... (Il regarde toujours au dehors.) Enfin , fatigué de jouer ce rôle de sœur Anne infiniment trop prolongé, et de ne voir que des chalets, qu'on nettoie et Genève et ses Genevois... je me mets en route pour Paris... je cours à mon hôtel... et j'y trouve ma femme dans une inquiétude mortelle, ne sachant ce que j'étais devenu, et qui y était arrivée depuis la veille... devinez d'où?

LA PRINCESSE

De Normandie?

DES ESSARTS

Non.

LE DUC

De Trouville, si vous aimez mieux?

DES ESSARTS

Pas davantage.

MISS PAMÉLA

De Londres?

DES ESSARÏS.

Pourquoi pas du Japon?

NADINE et GASTON.

De Genève ?

DES ESSARTS

Et non, puisque j'y étais... De Bade ! !

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