‹ Comedies de paraventChapitre 151 sur 224 · LES PRECEDENTS, LE DUC, LA PRINCESSE, GASTON, NADINE · texte numérisé non relu

LES PRECEDENTS, LE DUC, LA PRINCESSE, GASTON, NADINE

LE DUC

Ah çà ! Des Essarts, que vous esl-il donc arrivé que vous ayez Tair si joyeux?

DES ESSARTS

Moi? Rien d'extraordinaire, je vous assure. (Il fredonne les premières paroles de la romance : Elle est à moi, moi seul au monde. J

LA PRINCESSE

Voilà que vous chantez maintenant ?

DES ESSARTS

Tiens, c'est vrai... je ne m'en apercevais même pas.

NADINE

Je devine. Vous avez rencontré M""^ Des Essarts.

DES ESSARTS

Précisément, mademoiselle Nadine, et, qui plus est, j'ai suivi votre conseil sans perdre une minute.

NADINE

Vous lui avez dit que vous souftViez du genou, n'est-ce pas, et que vous seriez obligé de garder la chambre pendant deux ou trois jours?

Pas du tout, pas du tout. Je lui ai dit que nous allions tous ensemble demain au lac de Gaube.

NADUNE.

Patatras !

DES ESSARTS

Comment patatras? N'est-ce pas là ce dont nous étions convenus?

LE DDC.

Mais non, mon pauvre Des Essarts, et vous ne pourrez donc jamais comprendre les choses à demimot? Si tout à l'heure, au lieu de bayer aux corneilles et à votre femme, vous aviez bien voulu écouter Nadine, vous l'auriez entendue vous recommander au contraire, de la manière la plus expresse, de laisser à Gaston le soin d'inviter M™' Des Essarts à notre partie de demain.

DES ESSARTS

El moi?

LE DUC

Eh bien, vous... vous nous rencontriez par hasard du côté du pont d'Espagne, et...

DES ESSARTS

Soit ; mais alors, comment aurais-je pu être à la fois, à me soigner dans ma chambre et à me promener sur le grand chemin ?

LE DUC, bas à la princesse.

Ma foi, princesse, j'y perds mon latin. Il est incurable.

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