ACTE m. - SCÈNE III
mes nerfs... Oh! la délicieuse coiffure que vous avez là!... Où ça se Irouve-t-il, dites-moi? (S'adressant au comte^ sans attendre la réponse de la marquise.) Suis-je à voire goût, mon seigneur et maître? (Se retournant vivement du côté du marquis, qui vient à sa rencontre.) Vous voyez qu'on vous écoute, marquis.
LE MARQUIS
Vous voyez aussi que je suis de parole. Personne ne se doutait de votre arrivée.
J'y comptais. (S'adres^ant à AntoneUi av c un ton enjoué.) Bonsoir, prince. (Lui tendant la main it remarquant quAntontlli ne répond pas à son avance.) Eh bien... vous me boudez?
ANTONELLi, d'un ton fâché.
Madame, ze n'aime pas qu'où n mé mystifie.
LA COMTESSE
Qui donc vous a mystifié?... Ah! j'y suis! L'histoire du bandeau ?... Eh quoi ! vous y pensez encore?
ANTONELLI
Imazinez-vous que zé sois habitoué à être traité de la sorte?
LA COMTESSE
Et que devrais- je dire alors?Imaginez-vous qu'on entre chez moi, comme si on allait à la conquête du Mexique?
ANTONELLI
Ze n'en discounvienspas; mais il mé semble que vous auriez pu peut-être...
LA COMTESSE
Vous avez raison ; j'aurais du prendre un autre parti.
ANTONELLT.
Et lequel?
Mais celui que vous m'indiquiez vous-même, en me parlant ainsi :... Sonner mes gens dès votre premier mot, et vous faire reconduire.
ANTONELLI
Oh î coumtesse, c'eût été bien crouel !
LA COMTESSE
Pas trop.
ANTONELLI
Vous mé détestez donc bien ?
LA COMTESSE
Pas du tout, et la preuve... {Elle regarde avec une certaine anxiété du côté du comte et de la marquise, qui sont absorbés dans une conversation des plus intimes) c'est que, si vous voulez m'accepter pour guide, je vais.... sans sortir d'ici.... vous aider à ajouter une victime de plus à votre martyrologe.
ANTONELLI
Kt qui est-elle, dé grâce?