ACTE m. - SCÈNE UI
LA COMTESSE, à part.
Ma foi, tant pis! j'ai bien le droit de me défendre sans doute et de reprendre mon prisonnier.
ANTOKELLI.
Eh bien ?
Comment! vous, l'homme clairvoyant par excellence, vous pour qui notre pauvre cœur, hélas ! n'a pas de secrets, vous le prince de la Victoire, vous n'avez pas encore remarqué l'effet.... magnétique, que vous produisez sur...
ANTONELLI
Sour?
LA COMTESSE, se penchant à son oreille. Sur la marquise !
ANTONELLI
Elle vous l'a donc avoué ?
LA COMTESSE
Bien mieux, je l'ai deviné... et mon mari aussi, comme je vous le disais ce malin.... Mais ne nous trahissez pas au moins.
ANTONELLI
Ne craignez rien , coumtesse ; ze serai muet comme oune tombe. (A part.) Per Dio, Antonelli, si tou n'es pas oun maladroit, tou peux encore gagner ta zournée.
LA COMTESSE, se tournant avec coquetterie du côté du marquis et de Georges.
N'écoulez pas le marquis, monsieur de Kirwan, je suis sûre qu'il est en Irain de vous donner quelque conseil de mauvais aloi.
GEORGES, bas au marquis, et en souriant. Ça y ressemble bien un peu?
Conjlesse, pourquoi toujours celte méchante opinion?
LA COMTESSE, d'un ton enjoué.
Allons, faisons la paix, monsieur le tentateur... et donnez-moi votre bras pour faire un tour de galerie. fA Georges.) Vous n'êtes pas de trop, monsieur Georges ; (à AntonelliJ ni vous non plus, prince.
AXTOXELLi, hésitant et à demi-voix à la comtesse.
Ne ferais-ze pas mieux de commencer... ?
Oh! pas si vile... vous reviendrez. fA part.) Et moi aussi. (Elle prend le bras de marquis et sort avec Georges et Antonelli. — Pendant la dernière partie de la scène, les invités se sont retirés peu à peu dans le salon du fond. — Le comte et la marquise restent seuls.)