ACTE III. - SCÈNE lY
y avoir autre chose dans la vie que ces bonheurs vulgaires dont l'habitude fait tous les frais, et que, sans être trop coupable, on peut quelquefois s'échapper de son couvent?
LE COMTE
Mais, marquise, je ne sache pas avoir fait encore vœu de... d'isolement.
LA MARQUISE
Ce serait commencer bien tôt.
LE COMTE
Ou bien tard peut-être.
LA MARQUISE
Est-ce que l'heure de la retraite aurait déjà sonné pour vous?
Non sans doute, et il suffirait d'un mot de vous pour vous assurer du contraire.
LA MARQUISE
Quoi!... j'aurais ce pouvoir? Je n'aurais qu'à vous dire... (Regardant autour d'elle^ si personne ne peut T entendre)... Soyez demain... à quatre heures... au Bois (continuant avec son ton habituel de
légèreté), et il n'en faudrait pas davantage, pour ramener au monde et à ses pompes un beau ténébreux qui, hier encore, y avait à jamais renoncé?... Savez-vous que j'ai grande envie de tenter l'aventure, ne fût-ce que pour juger jusqu'où
va ma puissance, el pour rendre service à la société ?
LE COMTE
J'y serai, marquise.
LA MARQUISE
Silence... .voici Antonelli. fAntonelli, qui est depuis un moment dans la galerie, s'approche du comte et de la , marquise.J