ACTE HT. — SCÈNE IX
ei de nous le dire é-ler-nel-le-ment, auprès d'un berceau?... A ce jeu-là, nous aurions fini bientôt par nous mettre mal avec tout l'univers, sans en tirer le moindre profit pour nous-mêmes... et la vieillesse nous eût surpris, avant même d'avoir vécu... Parlez-moi du monde au moins ! Yoilà où l'on respire, voilà où l'on sent s'épanouir et son esprit et son cœur !... Partout des visages souriants el des amitiés empressées ; partout le bruit^de la fête et l'enivrement du plaisir!... Nous végétions, mon pauvre Fernand. Maintenant, nous allons vivre !
LE COMTE
Quel enthousiasme, comtesse ! On voit bien que vous êtes tout fraîchement convertie. fApart.J Mais que fera-t-elle demain, si elle parle ainsi aujourd'hui?
LA COMTESSE, à part.
Ah ! monsieur le mari, vous vous avisez de passer à l'ennemi sans en dire rien à personne ! fS'adressant de nouveau au comte,) Non, non, Fernand, ma résolution n'est pas l'effet d'un entraînement irréfléchi... Je prends mon bien où je le trouve, rien déplus... Nous avons sous les yeux un ménage qui doit désormais nous servir d'exemple... Imitons-le sans hésiter davantage... Suivez le marquis... Je ferai comme la marquise !
LE COMTE, à part.
Oh non ! (Les invités reparaissent dans la galerie du fond. — Georges et Antonelli entrent en causant avec animation.)