SCÈNE m
STÉPHAN, à W Wolfcarius.
Un conseil seulement, mon vieil nmi. Quand vous voudrez désormais séparer doux combatlanls, n'agitez pas si drôlement votre chapeau et votre canne: vous ne sauriez croire le mal que ça peut faire au bras gauche.
[Entrent Alhrecht, Fraf,z, et Peter. — Albrecht, Franz, Peter et Wilhelm s approchent de Stéphan elluidonnent des poignées de main.J
ALBRECHT
Ma foi, Wilhelm, vous avez eu tort de ne pas nous suivre... La partie a été rudement menée, et chacun a bien fait son devoir.
WILHEL3I.
Le sang me fait horreur; j'aime peu les combats- Je les mets en récits, mais ne m'y livre pas.
STÉPHAN
Tranquillisez-vous, mon cher poète. Pour ma part, je renonce aux aventures de cape et d'épée ; je ra«' marie, et je vous présente, messieurs, la com tesse Dietrichslein !
rocs.
Baldaufî
STÉPHAN
Oui, ruessieurs, Baldauf, la belle Chocolatière ! Le pastel de Liotard lui avait déjà donné la celé-
brilé , il fallait bien que quelqu'un se chargeât de son bonheur.
AL BRECHT.
Tu nous a tous joués, mais nous ne t'en voulons pas... Je retourne à mon oncle et à ma thèse.
STÉP^^N.
Faites comme moi, mes amis : prenez pour amie la liberté ; c'est la seule qui permette à ses amants d'épouser la femme qu'ils aiment.
PETER
Corne de bœuf, que je vais donc jurer et que Charlotte va être heureuse !
WILHELM
C'en est fait, plus d'espoir. Je te reviens, Phébé ! Tu me consoleras de l'infidèle Hébé !
FRANZ
Madame Muller, allez chercher une tonne de Tokay; je veux la boire à l'oubli de mon amour et à la mort du Danube.
M^ WOLFCARIUS.
Ah ! Baldauf, Baldauf, où irai-je prendre désormais mon chocolat ?
BALDAUF.
Maître Wolfcari US, vous aurez votre tasse chez moi, et je serai toujours votre très-humble servante.