LA MARQUISE, LE COMTE, MADELEINE LA MARQUISE
Sans doute, quelque parent qui vient faire sa partie dans le concert des félicitations... [Madeleine et le comte entrent — La marquise se retourne.) Quoi, Gilbert, c'est vous!
L£ COMTE, en embrassant avec effusion les mains de la marquise.
Oh! Madame, madame!
MADELEINE, à part en sortant J'ai bien fait, je crois, de violer la consigne.
Mais, au nom du ciel, d'où sortez-vous? f/uù arrivez-vous?
LE COMTE
Eh qu'importe?... Oh! iMÎssf^z-moi d'abord vous voir, vous r^^garder de toute mon ame... Comme vous êtes belle !
LA MARQUISE
Calmez-vous, Gilbert... fAvec une agitation concentrée.) Vous le voyez, je suis calme... et cependant, moi aussi, jesuis bien heureuse de... (A part.) Mon Dieu, qu'allai-je dire?... Et le duc... et ma parole?...
LE COMTE
Si vous saviez tout ce que j'ai soulFert et combien il m'a fallu de courage pour supporter cet afTreux oxil que mon respect avait imposé à mon amour pour vous! Vingt fois, j'ai été sur le point de rompre ma chaîne, de venir me jeter à vos pieds en vous demandant grâce, et toujours, au moment de prendre cette résolution suprême, j'ai été arrêté par la force et la sainteté de mon amour. [La marquise retire sa main quelle avait laiss^ée dans celle de Gilbert.) Oh! jamais, jo le sais, je n'avais osé vous parler comme je le fais aujourd'hui...
LA MARQUISE
Je m'en souviens, Gilbert... et pour vous devi-