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SCÈNE VII

de l'or plein le gousset, je puisse être dans l'embarras ?

Non, en vérité, et si mes petits services pouvaient être à votre gré, vous m'en verriez ravie. J'ai joint, vous le savez, à mon fonds de toilette un assortiment de mariages légitimes, et j'ai en main une douzaine de veuves et un quarteron de filles à marier qui vous iraient comme une bague au doigt.

FRONTIN

Voyons, mon utile madame Jacob.

m""* JACOB.

Vous conviendrait-il une présidente à mortier, qui a de belles terres en Périgord , toutes en châtaignes? Elle a eu quinze enfants, mais il ne lui en reste que sept, et ils sont en si mauvaise santé qo'ils ne peuvent plus aller bien loin.

FRONTIN

C'est un peu vieux.

Et cette jolie brune de seize ans, dont le père est sur les vaisseaux du roi et^la mère aux gardes françaises?

FRONTIN

C'est trop jeune.

m""' JACOB.

Et la veuve de ces trois conseillers à la cour des aides ?

FRONTIN

Noblesse de robe ! Une femme qui n'a que trois quartiers !

xM*"^ JACOB.

J*ai là aussi une chanteuse italienne de Paris, qui a trois cent mille livres en bons au porteur et six maisons ouvrantes et fermantes sur la Butteaux-Moulins?

FRONTlN.

Fortune mal acquise !

M™^ JACOB

Et la fille de ce grand marchand de choses en étain aux piliers des halles?...

FRONTiN, avec hauteur.

Madame, je n'ai que faire de ce côté.

M™' JACOB

Oui-dà, il me paraît bien mal aisé de vous satisfaire ?

FRONTlN.

En aucune façon ; mon choix est fait.

Ah ! et vous épousez?...

FRONTIN

Angélique.

ai"*' JACOB.

Ma nièce ?

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