I. - III. £D
ZOE.
Du tout; je n'ai rien à faire.
CÉSARIiNE, à part.
Elle ne comprend donc pas !
ZOK.
Vous m'avez promis des leçons, et j'apprends en vous écoutant.
UN DOMESTIQUE, annonçant.
Monsieur de Monllucar.
ZOÉ, à part.
Qu'il soit le bienvenu I
CÉSARIXE, à part.
Allons... ce n'est pas assez de la femme, il faut encore le mari. (Avec impatience.) Je n'y suis pas! je ne puis pas recevoir !
LE DOMESTIQUE
Il ne veut dire qu'un mot à madame.
CÉSARIXE, vivement à Zoé.
C'est diiférent; voyez ce que veut votre mari ! demandezlui...
ZOÉ, interdite.
Moi!...
CÉSARIXE.
C'est tout naturel, (au dom^estique.) Conduisez madame... (a Zoé.) Allez, ma cIhtc amie, ne le faites pas attendre ; c'est peut-être important.
ZOÉ, troublée.
En vérité, je ne sais si je dois...
CÉSARINE
Et pourquoi donc?
ZOÉ, montrant Edmond.
Je suis sûre qu'il va vous dire des choses si extrava^'an-
tes... que je ferais mieux de rester... dans votre intérêt...
CÉSARINE
Ne songez qu'aux intérêts de votre mari ; vous êtes trop bonne. Allez donc... (D'un ton impérieux.) Je vous en prie,
ZOÉ, à part.
Ail ! je reviens sur-le-champ 1
(Elle sort avec le domestique, et Césarine redescend à droite du théâtre.)