M. DE MIREMONT, BERNARDET, EDMOND, CÉSARINE
BERXARDET.
L'affaire a été chaude; j'arrive de la Chambre.
CÉSARINE
Eh bien?
BERXARDET.
La loi a passé à trente-cinq voix de majorité.
CÉSARINE, à part.
Trente-cinq voix !
M. DE MIREMONT, d'un air capable.
Cela vous étonne! je l'avais toujours prévu, et je l'annonçais encore hier à mes collègues... j'avais là-dessus des données certaines ! 3Iais ce n'est pas cela dont il s'agit. Vous qui savez tout, mon cher ami, savez-vous quel candidat le ministère porte aux élections ?
BERNARDET
Edmond de Varennes.
TOUS
Est-il possible!
BERXARDET, passant pr."s de Césarine.
Vous en verrez probablement la preuve dans ce billet que le ministre vous envoie.
Donnez donc ! (Lisant à voix basse.) « Vous avçz teuu vos promesses... et j'ai tenu les miennes. » (a part.) Ah! c'est comme un fait exprès; on voudrait l'arrêter maintenant qu'oa ne pourrait plus! (Haut, à Bemardet.) Qui a apporté ce billot?
SoRiBE. — Œuvros complètes. l'e Série. — S"" Vol. a>
BERNARDET
Un valet de pied du ministre, qui est encore là et qui attend votre réponse.
CÉSARINE
Je vais l'écrire, (a part.) Celle-là du moins lui parviendra!
'^Elle sort parla porte à gauche.)