M. DE ROUVRAY, DHENNEBON, EMILIE
DHENNEBON, courant à lui, et l'embrassant.
Eh!... mon ami Gaspard!...
M. DE ROUVR.VY.
On m'avait bien dit que tu n'étais pas encore sorti!...
DHENNEBOX.
Grâce au ciel ! car j'aurais manqué ta visite !... Ma femme, madame Dhennebon, que je te présente!... (a sa femme.) M. de Rouvray... mon camarade à l'École de droit, quand je faisais mon droit... pour être avocat!... état superbe que j'ai abandonné pour les chaînes de l'administration... Il a été mieux avisé, lui... il est resté son maître !... Avocat distingué, il ne parle jamais qu'à la tribune... car il est député... il l'était du moins quand la Chambre a été dissoute.
M. DE ROUVRAY
Et je le suis encore !... je viens d'élre réélu!...
DHENNEBON.
Je t'en fais compliment!... et tu es arrivé à Paris?...
M. DE ROUVRAY
Hier soir.
DHEXXEBON.
Pour la nouvelle session ?
M. DE ROUVRAY
Comme tu dis, cl ma première visite est pour loi.
DHEXNEBON, posant son chapeau sur une table.
Ce cher ami !... assieds-toi donc, de grâce !...
EMILIE, Las à son mari.
El ton bureau?
DIIENXEBON, de même.
Bah ! une demi-heure plus tôt ou plus tard, on n'y regarde pas de si près !
EMILIE, de méma.
l^]l la tyrannie du ministre !
DHENNEBON, de même.
Est-ce (ju'il s'informe de cela?... D'ailleurs, je .lui dirais
<(ue je causais avec un dépulé... un député qui est mon ami, et il ne m'en voudrait plus... au contraire... c'est capable de me faire avancer!...
M. DE ROUVRAY
Qu'est-ce que c'est ?
DHENNEBON.
Rien, mon ami !...
EMILIE, à Dhennebon, et regardant M. Je Rouvray.
Tu es le maître, et c'est à toi de faire ce que tu jugeras convenable ; je retourne près de ma fille.
(EUe fait la révérence à M. de Rouvray, et sort.)