SCÈNE IL
ALBrljKll^Nhi, toujours devant son secrétaire, CŒLIE. ALBERTIXE, écrivant.
Je ne m'y retrouve plus!... C'est insupportable!... Je n'entendrai jamais rien au calcul.
COELIE, s'approchent d'elle.
Comme tu es occupée !
Ah 1 c'est toi !... Ton maître de chant t'attend au salon. cœLiE.
Je vais le trouver. (Montrant les papiers qu'elle tient à la main.)
Mais, moi qui n'ai pas de secrétaire, serre-moi cela.
ALBERTINE, toujours assise.
Qu'est-ce que c'est ?
COELIE.
Deux mille francs que M. Victor m'a priée de lui garder.
(Montrant le secrétaire.) Je vais IcS mettre là. ALBERTINE.
Comme tu voudras.
CœLIE.
riens !... à droite, sur ces papiers...
(Elle se penche pour les regarder. I ALBERTINE, souriant et se levant.
Ces papiers... Ils sont à toi : c'est ta dot.
CCELIE.
Ma dot ! (Soupirant.) Ah ! vous ne risquez rien de la garder longtemps !
ALBERTINE
Eh ! pourquoi donc ?
CœLIE.
Parce que je ne pense guère à me marier!
D'autres peut-être y pensent pour toi ! Et si mes idées, si mes espérances peuvent se réaliser...
COELIE.
Que veux-tu dire ?
ALBERTINE
Oui! .. j'ai besoin de te voir heureuse. C'est là mon bonheur à moi !
cœLiE.
Ma sœur ! . . .
ALBERTINE
Laisse-moi ! c'est M. Desrosoirs.
COELIE, en s'en allant et montrant le secrétaire.
Ma dot ! Ah bien oui !... Il s'agit bien de cela !
(Elle sort)