‹ Comédies, dramesChapitre 149 sur 170 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

M. DE ROUYRAY, puis EDGARD.

M. DE ROUVR.VY, sortant do In porte à droite, et parlant encore.

Adieu, mademoiselle; j'attendrai vos ordres, et'vous pouvez

compter sur tout mon dévouement!... (La porte se referme.)

Elle est vraiment fort bien ! et de l'esprit, du jugement; une

femme supérieure ! (Apercevant Edgard qui entre par la porte du fond.)

Eh!... c'est mon cher neveu !

EDGARD

Qui vous remercie, mon cher oncle, de votre recommandation auprès de votre ami. M. Dhennebon est un fort galant homme!... très-obhgeant... et je lui apporte les papiers qu'il m'a demandés.

M. DE ROUVRAY

Pour ton mariage avec mademoiselle de Néris ?

EDGARD

Oui, mon oncle, je suis tout à fait décidé, et je vous prie de vouloir bien faire la demande dès aujourd'hui !

M. DE ROUVRAY

Diable !... tu es donc bien amoureux!

EDGARD

Non, mon oncle, un mariage de raison !

H i COMÉDIES — DRAMES

M. DE ROUVRAY

S'il on est ainsi, il fallait qu'il lïil plus raisominhle... qu'il lut plus riche !... quand on prend de la raison, on n'en saurait trop... et elle n'a presque rien !

EDGARD

Qu'importe!... Le caractère... la famille, tout est convena-

lilc... et puis... (D'un air rêveur.) d'autreS raisOUS!... (Se reprenant.) le roi daigne s'intéresser à ce mariage.

Je comprends!... et vous serez admis à toutes les fêtes... aux présentations... aux bals de la cour !...

EDGARD

Pourquoi pas? Il y a là aussi bonne compagnie qu'ailleurs ! et c'est, du reste, fort agréable !

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