SCENE PREMIERE
M. DE ROUYRAY, puis EDGARD.
M. DE ROUVR.VY, sortant do In porte à droite, et parlant encore.
Adieu, mademoiselle; j'attendrai vos ordres, et'vous pouvez
compter sur tout mon dévouement!... (La porte se referme.)
Elle est vraiment fort bien ! et de l'esprit, du jugement; une
femme supérieure ! (Apercevant Edgard qui entre par la porte du fond.)
Eh!... c'est mon cher neveu !
EDGARD
Qui vous remercie, mon cher oncle, de votre recommandation auprès de votre ami. M. Dhennebon est un fort galant homme!... très-obhgeant... et je lui apporte les papiers qu'il m'a demandés.
M. DE ROUVRAY
Pour ton mariage avec mademoiselle de Néris ?
EDGARD
Oui, mon oncle, je suis tout à fait décidé, et je vous prie de vouloir bien faire la demande dès aujourd'hui !
M. DE ROUVRAY
Diable !... tu es donc bien amoureux!
EDGARD
Non, mon oncle, un mariage de raison !
H i COMÉDIES — DRAMES
M. DE ROUVRAY
S'il on est ainsi, il fallait qu'il lïil plus raisominhle... qu'il lut plus riche !... quand on prend de la raison, on n'en saurait trop... et elle n'a presque rien !
EDGARD
Qu'importe!... Le caractère... la famille, tout est convena-
lilc... et puis... (D'un air rêveur.) d'autreS raisOUS!... (Se reprenant.) le roi daigne s'intéresser à ce mariage.
Je comprends!... et vous serez admis à toutes les fêtes... aux présentations... aux bals de la cour !...
EDGARD
Pourquoi pas? Il y a là aussi bonne compagnie qu'ailleurs ! et c'est, du reste, fort agréable !