SCÈNE IV
ALBERTINE, CŒLIE, VICTOR.
VICTOR, i\ Cœlic.
Pardon, mademoiselle...
COELIE, avec impatience.
Eh bien ! qu'est-ce que tu veux?
VICTOR
Je voulais vous dire que tantôt je me suis enhardi; j'ai osé causer avec ce monsieur, qui attendait, M. Defrène... Un agent de change, qui veut bien se charger de ma succession et me la placer...
C(XLIE, avec impatience.
A la bonne heure!... et qu'est-ce que tu veux?
VICTOR
Mes fonds ([u'il faut lui remettre ce soir!
CCELIE.
Demande à ma sœur!... c'est elle qui les a.
ALBERTIXE, à part.
0 ciel!... (Haut et vivement.) C'cst bon... c'cSt bou!... tOUt
à l'heure !... je n'ai pas le temps en ce moment!
VICTOR
Quand madame voudra!... mais M. Dçfrùne vient passer ici la soirée, et avant qu'il s'en aille... il faudrait...
ALBERTINE, vivement.
Cela suffit... ce soir avant dix heures. Et Desrosoirs que
j'attends!... (L'apercevant.) C'cSt lui... (A Victor.) Va-l'en, vat'en!... (Victor sort par la porte du fond qui esta droite. — A Ca:-lii'.)
Et toi, songe à ce que je t'ai dit.
cœi.iE.
Oui, ma sœur... Est-ce teriiijle de ne pas pouvoir aimer les gens à son aise!...
(Elle sort par la porte du fond qui est ù gauche.)