D. ALPHONSE, LE COMMANDEUR. ELVIRE, D. ALVARE, FOUGARAL
FOUGARAL.
Messieurs, or écoutez le mnlheur effroyable Qui vient d'assassiner don Japhet misérable.
LE COMMANDEUR
Le taureau l'a-t-il maltraité?
FOUGARAL.
Vous l'avez dit.
Il s'est mis sur les rangs, aussi vaillant qu'un Gid : Un taureau mal appris, qui l'a vu dans la place, A pris aversion pour sa tragique face, Et l'a suivi longtemps les cornes dans les reins. Le vaillant champion, sans songer à ses mains. Voyant que le taureau le poursuivait si vite, A de la selle en bas bientôt changé de gîte; L'impertinent taureau le voyant piéton, Est allé droit à lui sans craindre son bâton ; Et le brave Japhet, voyant ses grandes cornes, S'est présenté trois fois pour transgresser les bornes. Le peuple discourtois a dit : Nescio vos. Cependant l'animal a pris son homme à dos; Et les cornes s'étant en grègue embarrassées, L'infortuné Japhet, et ses belles pensées, Ayant été longtemps dans l'air bien secoué, (Sans cornade pourtant, dont le ciel soit loué !) S'est à la fm trouvé couché sur la poussière, Foulé de coups de pieds d'une étrange manière: On le remporte à quatre, et je viens tout exprès Vous faire le récit de ce triste succès... Mais notre secrétaire est vêtu comme un prince : Que diable a-til donc fait de son justaucorps mince?
D. ALVARE
Don Roc Zurducaci n'est plus un écrivain; Il épouse aujourd'hui Léonore, ou demain.
FOUGARAL.
Et mon maître ?
D. ALVARE
Et ton maître ? il prendra patience.
FOUGARAL.
Gela nuira beaucoup à sa convalescence.
Gomme un valet toujours dit tout ce qu'il a vu, Je m'en vais lui conter la chose à l'impourvu K
Il sort.