‹ Comédies du 17è siècle. Avec une introd., des notices et des notesChapitre 67 sur 208 · SCÈNE IV CONSTANCE, AURÉLIE, LYDIE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV CONSTANCE, AURÉLIE, LYDIE

CONSTANCE

0 ciel! comment répondre à des faveurs si grandes? Tes libéralités excédent mes demandes :

Par les événements tu surpasses mes vœux; Je cherchais une fille, et j'en recouvre deuxl Gomme sans jalousie, aussi sans préférence, Le sang m'a produit l'une, et l'autre l'alliance.

AURÉLIE

Je me trouve moi-môme et m'égare à la fois Dans l'excès du plaisir qui m'interdit la voix. Quel miracle inouï, rendant nos vœux sans crime, Me fait de votre fils femme et sœur légitime, Et, d'un événement heureusement confus, Demeurer votre fille après ne l'être plus? Chère Lydie, hélas 1 comment te rendre grâce?

LYDIE

Je me satisfais trop de tout ce qui se passe.

CONSTANCE

Pouvons-nous, ni comblant, ni passant tes souhaits,

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Te donner rien d'égal au bien que tu nous fais? Mais nous différons trop d'aller voir Aurélie.

LYDIE

Je vous attends ici; car, d'entrer chez Orgie, Je n'espérerais pas que l'on m'y reçût bien : Il y fait chaud pour moi, le bois n'y coûte rien. Mais vous n'irez pas loin rechercher cette joie : Le voici : je me cache, et crains qu'il ne me voie.

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