‹ Comédies du XVIIe siècle ...: avec une introductionChapitre 142 sur 207 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHASTEAUFORT, seul.

Vous vous êtes battu, et donc? vous avez eu avantage sur votre ennemi? Fort bien. Vous l'avez désarmé? Facilement. Et blessé? Hon. Dangereusement, s'entend? A travers le corps. Vous vous éloignerez ? Il le faut. Sans dire adieu au Roi? Ah, a, a. Mais cet autre, mordiable de quelle mort le ferons-nous tomber ? De l'étrangler comme Hercule fit Anthée, je ne suis pas bourreau. Lui ferai-je avaler toute la mer? Le monument d'Aristote est trop illustre pour un ignorant. S'il était maquereau, je le ferais mourir en eau douce. Dans laflamme, il n'aurait pas bien le temps de goûter la mort. Commanderai-je à la terre de l'engloutir tout vif? Non; car comme ces petits gentillàtres sont accoutumés de manger leurs terres, celui-ci pourrait bien manger celle qui le couvrirait. De le déchirer par morceaux, ma colère ne serait pas contente, s'il restait de ce malheureux un atome après sa mort. O dieux? je suis réduit à n'oser pas seulement lui défendre de vivre, parce que je jje sais comment le faire mourir.

COMÉDIES DU XVII e SIÈCLE 277

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