‹ Comédies du XVIIe siècle ...: avec une introductionChapitre 34 sur 207 · SCÈNE II ALCIDON, LYSANDRE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ALCIDON, LYSANDRE

i d'accommoder un plaisant différend.

le toutes parts une troupe accourue

t d'une querelle en la prochaine rue,

l'un grand poète avec un grand guerrier. .

rier fuyait l'autre en l'appelant sorcier.

)éte après, qui d'une voix hautaine

ne des poltrons c'était le capitaine.

eur ai-je dit, je vous veux accorder.

. dit au guerrier, je veux vous demander :

î sous vos drapeaux marchent dans les batailles,

>nt que poltrons, ce ne sont que canailles,

avecques vous on fait comparaison, ?s dos poltrons ehef par cette raison; isi qu'il l'entend. Bon, dit-il, de la sorte, téri d'Apollon, c'est l 'honneur qu'il vous porLa

nommant sorcier ; par vos vers ravissants us ensorcelez, vous enchantez nos sens, isi qu'il antend que vous faites des charmes, ainsi d'accord les Muses et les Armes,

ALCIDON

-vous aussi bien soulager mes ennuis, êbarrasser de la peine où je suis I-

COMÉDIES DU XVII e SIÈCLE 75

Quel tourment avez- vous?

ÀLGIDON.

Ah ! vous allez l'entendre.

La peine où je me trouve est d'avoir trop d'un gendre.

LTSÀNDRE.

Quoi ? vous en avez trop ! où les avez-vous pris ?

Je n'en voulais que trois, mais je me suis mépris, Ma parole est à quatre à présent engagée ; Et c'est là le tourment de mon âme affligée ! Ils s'en vont tous ici paraître en un moment.

Qui sont-ils ?

ALGIDON. -

Vous savez ce misérable amant, Et celui qui possède une grande richesse, A qui j'ai fait tantôt devant vous ma promesse : Quand j'ai trouvé ce riche, une heure auparavant . Je m'étais engagé pour un homme savant; Depuis, sur quelque bruit faisant ici la ronde Je n'ai pu refuser au plus vaillant du monde: Voilà doncques les quatre à qui tous j'ai promis; Et si je manque aux uns, j'en fais des ennemis. Chacun également me semble désirable, Et nul dans le mépris ne sera supportable.

Hé quoi ! pour ce malheur se faut-il étonner ?

ALCIDON

Lysandre, quel conseil me pourriez-vous donner ? Pour moi je suis confus.

Pauvre homme que vous êtes, On peut dans les accords trouver mille défaites. L'un d'eux peut être exclus sans en être irrité.

. ALGIDON.

Pour moi je n'entends point tant de subtilité. Vous êtes mon conseil, vous êtes mon refuge, Je mets tout en vos mains, et vous en fais le juge.

Puisque vous le voulez, laissez-les donc venir. "" " >yons Mélisse, il faut l'entretenir.

ALCIDON

le vous me rendez un charitable office.

ais l'appeler ; venez ici, Mélisse.

paravant savoir sa volonté.

ALCIDON

mon vouloir, je n'en ai point douté.

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