‹ Comédies du XVIIe siècle ...: avec une introductionChapitre 35 sur 207 · SCÈNE III SANDRE, MELISSE, ALCIDON · texte numérisé non relu

SCÈNE III SANDRE, MELISSE, ALCIDON

avez-vous pourquoi l'on vous appelle t

MÉLISSE

Pour vous dire une bonne nouvelle, ou s marie.

MÉLISSE

Hélas ! que dites- vous î lutôt la mort.

Modérez ce courroux.

:ais qu'en moi quelqu'un osât prétendre, que j'ai lu du vaillant Alexandre ?

■ qui dés longtemps adore sa grandeur, ■m voir épris d'une plus vile ardeur î js perceraient ce cœur traître et volage, entrepris d'effacer son image.

ALCIDON

a fille est folle.

MÉLISSE

Aht je ne la suis point, donne un mari valeureux à ce point t vant trente ans ait gagné cent batailles ;

COMÉDIES DU XVII e SIÈCLE 77

Qui seul se soit lancé du plus haut des murailles Dans un bourg assiégé parmi tant d'ennemis ; Et qui dessous ses lois ait cent peuples soumis.

ALGIDON.

Oui, j'ai trouvé ton homme.

MÉLISSE

En est-il sur la terre ?

ALGIDON.

J'ai celui qu'il te faut, un grand homme de guerre, Un plus grand qu'Alexandre, un qui dedans un mois A fait ii l'univers reconnaître ses lois.

Quel est ce grand guerrier? c'est pour lui faire accroire.

ALGIDON.

Non, lui-même tantôt m'a conté son histoire.

Vous êtes fou vous-même, ô dieux ! le croyez-vous ?

MÉLISSE

N'est-ce point Artabaze ?

ALGIDON.

Oui.

MÉLISSE

Ce maître des fous?

Pourrait-on rencontrer un plus lâche courage ? Mais, mon père, que sert de parler davantage ? Rien ne me peut résoudre au lien conjugal Si ce n'est Alexandre, ou du moins son égal.

ALGIDON*

O dieux! .

Que voulez-vous, c'est là sa rêverie.

Mais sans perdre le temps appelez Hespérie.

Elle sera plus sage.

ALGIDON..

Hélas! quelles douleurs?

J'entre par sa folie en de nouveaux malheurs.

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