‹ Comédies en versChapitre 155 sur 231 · ACTE I. SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE V

« de deux ou trois jours peut-être que j'ai dû m'impo- « ser ; mais bientôt je m'arracherai de ses bras pour voler « dans les tiens... Je t'embrasse du plus profond de mon « cœur,

« Robert Durham.

« Capitaine-armateur , Président du tribunal <!<■ « Commerce de Washington . »

Tout est perdu, s'il parle un moment avec lui...

L'affreuse vérité, d'un mot est découverte,

Et tout ce que j'ai fait est fait en pure perte !

Non, je n'hésite plus... quoi qu'il puisse arriver,

Je suis allé trop loin pour ne point achever ;

Il le faut... mais Marie... oh! devant cette femme,

Toutes les passions s'agitent dans mon âme,

Je l'aime quelquefois, quelquefois je la hais,

C'est elle qui me perd et qui me rend mauvais.

De cet abîme il faut à tout prix que je sorte...

Qu'un jour me reste... Un jour, c'est bien peu, mais n'importe,

C'est assez... Justement aujourd'hui course au bois,

Je puis gagner d'un coup tout ce que je lui dois ;

Si la chance est pour moi, je puis... quelle insolence!

Elle seule pouvait arrêter ma vengeance;

Je ne résiste pas au charme de ses yeux...

Klle n'a pas daigné me voir... tanl pis pour eus !

on vii'iii. c'esl lui... du calme.,.

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