‹ Comédies en versChapitre 163 sur 231 · ACTE f, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE f, SCÈNE X

A part.

Mieux habillé surfout...

Tfant.

Ah çà, vous avez donc déserté le commerce?

DU RO soin.

Pas du tout ! Seulement, c'est en grand que j'exerce ;

La Bourse est aujourd'hui le bienheureux comptoir

Où je siège, non plus du matin jusqu'au soir,

Mais deux heures par jour... deux heures qui suffisent

Aux immenses effets que nos calculs produisent.

Vous viendrez, vous verrez... Là, chacun, tour à tour,

Perd, gagne, perd encore et regagne en un jour !

Là, sans distinction de fortunes ni d'âges,

Se heurtent : jeunes, vieux, pauvres, riches, fous, sages,

Tous y font leur partie; et les observateurs

Uni n'y fout rien... y font des études de mœurs !

ROBERT D IT R II A M

C'est fort beau !

DU ROSOI R.

Des marchands défendez- vous la cause?

Chez eux, tout est mesquin; chez nous, tout grandiose! Ils ont, tout bonnement, des commis, des caissiers;

Nous avons des agents de change et des banquiers !

h. id

Nous avons des clients, ils n'ont que des pratiques ;

Nous avons presque un temple, ils n'ont que des 1 1< uniques !

Ils rampent, nous régnons! De tout ce qui se t'ait

Nous sommes la balance et le centre... En effet,

Le monde est un torrent dont L'Europe est la source;

L'Europe, c'est Paris; et Paris, c'est la Bourse !

Oui, mon cher, dans le champ des spéculations

Le commerce se bat à coups de millions;

La plus mince industrie est une découverte

Qui mène avant un mois l'inventeur...

ROBERT I) l R II \ M

A sa perte!

ii i i; ii ^o i r.

Fi donc... Ses successeurs, je ne dis pas; mais lui, S'il doii faillir demain, il sait vendre aujourd'hui. Ce sont là nos secrets, qui valënl bien les vôtres; Nous nous enrichissons...

ROR KRT I» l It II \ \|.

En ruinant les autres '

.l'ail lis le dire

BO Ri: RI 1)1 R II \ M.

Eh quoi ! ces moyens odieux...

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