ACTE II, SCÈNE Y
MARIE
Un duel !
GEORGE
Un duel !... Ah merci... Sur l'honneur, C'est ce que je voulais... J'accepte, et de grand cœur!
MAURICE
Monsieur... J'ai fait longtemps preuve de patience; Je demande à mon tour, j'exige le silence. Aussi hien je suis las de semblables détours, Et ma vengeance enfin ne peut mentir toujours!
GEORGE
Votre vengeance . . .
MAURICE
A vous, s'il vous plaît, de m'entendre. Vous m'avez fait du mal... j'ai voulu vous en rendre; Voilà tout... Le hasard vous mit sur mon chemin ; Je ne sais pas pourquoi, je vous tandis la main ; Votre main répondit à l'offre de la mienne, Et nous fûmes amis, autant qu'il m'en souvienne; N'est-ce pas... Tout se fit loyalement alors. Mais depuis... je conviens que j'eus les premiers torts. L'amitié, cependant, me rendait excusable, Je n'étais que léger, vous m'avez fait coupable.
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Gomment?