‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 103 sur 245 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, LE MARQUIS.

LE MARQUIS, entrant.

Est-il arrivé? (n tend la main à Clara.) CLARA.

Pas encore.

LE MARQUIS

Bonjour, mon cher monsieur Fressard. — Il ne peut pas tarder; le ministre l'attendait ce matin à dix heures.

Vous avez vu le ministre ?

LE MARQUIS

Il est enchanté de Jacques.

CLARA

Qu'a-t-il donc fait?

LE MARQUIS

Des choses superbes, dit-on; mais il faut lui laisser le plaisir de vous les conter lui-même.

ARISTIDE

Et M. Sternay, l'avez-vous vu?

LE MARQUIS

Je l'aperçois de temps en temps ; il court, il se démène ; il va chez l'un, il va chez l'autre.» Mon fils par-ci, mon fils par-là — Vous aviez donc un fils? — Mais oui ; comment! vous ne le saviez pas ? Un grand garçon! » J'ai toutes les peines du monde à lui faire comprendre qu'il doit se taire ; rien n'est encore fait.

CLARA

Est-ce que vous revenez sur votre décision?

LE MARQUIS

Non, madame, loin de là; ce que j'ai consenti à faire pour tout concilier, je serais très-fier que Jacques l'acceptât; mais...

Mais...

LE MARQUIS

Mais il est seul juge maintenant dans la question, et mon avis est que nous serons trop heureux qu'il entre dans notre famille pour ne pas attendre qu'il y entre volontairement.

ARISTIDE, à Clara.

Que te disais-je? (au marquis.) A la bonne heure, monsieur le marquis. Voilà comme parlent les gens de cœur.

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