‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 19 sur 245 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

LUCIEN

J'ai cinquante mille livres de rente ; on ne peut pas tout avoir.

CLARA

Il y a cependant de bonnes femmes.

LUCIEN

Il y a vous. Voulez-vous m.'aimer?

CLARA

Monsieur Lucien...

LUCIEN

C'est une simple plaisanterie, et qui n'est pas du meilleur goût, encore; mais il faut bien rire un peu. Si, dans l'année qui me reste, je puis vous être bon à quelque chose, ne vous gênez pas. Et dire que j'aurais pu trouver une femme comme vous, en entrant dans la vie ! Je ne vous aurais peut-être pas appréciée ; les hommes sont si bêtes. A-t-on apporté des joujoux à l'enfant, hier au soir?

CLARA

Oui. Il a deviné qu'ils venaient de vous. Je vous remercie bien.

LUCIEN

Ce cher petit!... il est gentil comme un cœur. Allez le retrouver, (au docteur, qui reparaît.) Au rcvoir, doctcur. Des viandes rôties, n'est-ce pas? pas d'émotions, et un voyage en Italie.

LE DOCTEUR

Oui, mauvais sujet.

LUCIEN, à Clara.

Vous permettez que je vienne vous dire bonsoir, madame?

CLARA

Tant que vous voudrez. (Lucien son.) Pauvre enfant!

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