LE COMTE, HÉLÈNE
LE COMTE
Est-ce qu'il vous a grondée?
HÉLÈNE
Non, grâce à Dieu, il ne me gronde jamais.
LE COMTE
Mais je craignais qu'à cause de moi... Il vous aime bien, alors!...
HÉLÈNE
Oh! oui.
LE COMTE
C'est ce qu'il était en train de vous dire, tout à l'heure, lorsque je suis entré.
HÉLÈNE
Oui.
LE COMTE
Le dit-il bien^ au moins?
HÉLÈNE
Que me demandez-vous là ?
LE COMTE
Je suis responsable, moi; car enfin, c'est moi qui vous ai mariés. Et moi, m'aîmez-vous un peu?
HÉLÈNE
Vous, mon cher papa, vousle savez bien, que je vous aime,. et de tout mon cœur.
LE COMTE
Mon cher papa ! (n soupire.)
HÉLÈNE
Qu'avez-vous ?
LE COMTE, même soupir.
Mon cher papa !
HÉLÈNE
Eh bien?
LE COMTE
Quand on pense que j'ai voulu vous épouser, et que vous m'appelez « mon cher papa », c'est dur !
Comment voulez-vous que je vous appelle?'