‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 244 sur 245 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, LE COMTE, DE LIGNERAYE.

JOSEPH

C'est monsieur !

Qu'est-ce que vous avez tous?

ANDRÉ, abattu, sans pouvoir tourner la tête.

Tu n'es pas blessé ?

LE comte.

Tu sais donc?

ANDRÉ

Je sais tout... (Lui donnant la main.) Il était tcmps que tu revinsses...

LE COMTE, à demi-voix, à André.

Quand on pense que, si je ne m'étais pas trouvé là quand cet homme est -venu, peut-être à cette heure ta femme n'aurait plus de mari, et, moi, je n'aurais plus de fils. C'est effrayant! Crois-tu que je sois corrigé, maintenant, et que je ne te quitterai plus?

ANDRÉ

Et M. de Prailles?

LE COMTE

Ah! il se bat bieni

ANDRE

Blessé?

LE COMTE

Oui.

Dangereusement?

LE COMTE

II. paraît, et en défendant la chose la plus sacrée, l'honneur de sa femme. Ce coup d'épée-là ressemble bien à une mauvaise action. Mais je pensais à toi. Je ne pouvais cependant pas me laisser tuer maintenant.

ANDRÉ

Et madame de Prailles?

LE COMTE

Elle est auprès de son mari, qui l'aime. Le reste la regarde. Va donc embrasser ta femme!

ANDRÉ, lui serrant la main.

Je l'avais oubliée! (Oeligneraye entre.)

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