ACTE CINQUIÈME
Je n'avais que lui sous la main.
ANDRÉ
OÙ est-il?
DE LIGNE RAYE
Il est reparti avec Albertine... Elle l'avait amené.
ANDRÉ
Alors, elle savait que mon père se battait?
DE LIGNERAYE.
Parfaitement.
ANDRÉ
Je comprends ! Elle n'a pas voulu attendre l'événement ! Allons, elle est complète!
DE LIGNERAYE.
Oui, elle fera une bonne madame de Tournas.'
ANDRÉ
Vous croyez donc?,..
DE LIGNERAYE.
Il faut des époux assortis, comme dit la chanson, et ce de Tournas devait en arriver là. Quand les prodigues ont du cœur, mon cher comte, ils finissent comme vous! Quand ils n'en ont pas, ils finissent comme lui!
MADAME GODEFROY, au comte.
Vous allez quitter la France, mon ami, vous êtes heureux ! . . .
moi, je reste. Mais rappelez-vous, si jamais vous êtes triste,
que vous n'avez pas, que vous n'aurez jamais de meilleure
amie que moi, et qu'on n'est jamais trop aimé, même par sa
4 femme!
LE COMTE, à part.
Elle y arrivera...
JOSEPH
La chaise de poste de M. le vicomte est prête.
LE COMTE
Nous voyageons en poste! Pourquoi ces prodigalités?
ANDRÉ
, A cause de ma femme !
LE COMTE, joyeux.
Est-ce que?...
ANDRÉ
Oui.
LE COMTE
Reçois mes compliments, mon ami!... (L'emmenant sur le devant.) Et viens, que je te donne un conseil. Tu ne diras pas que je ne m'y prends pas d'avance... (n rembrasse.) Aime-le... comme je t'aime! mais ne l'élève pas comme je t'ai élevé!
FIN DU TOiME TROISIEME.
TABLE
Pages.
LE FILS NATURËI 1
Préface '3
piVPÈREPRODIGUE 197
Préface 199
PAKIS. — J. CLAYE, I.MPlilMEUR, UUE S A I N T- B K N 0 1 T , ~. — [C38j
■aHH
mmw^
PN
Fiorentino, Pier Angelo Comédies et oomédiens