‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 92 sur 245 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Pourquoi cas? Tu as eu vingt-cinq ans d'avance sur moi^ il fallait en profiter. Je trouve un grand garçon que j'aime beaucoup et qui m'aime bien, que personne ne réclame, et qui a besoin d'un nom. J'ai justement un nom dont je ne sais que faire, et la preuve, c'est que tu es venu me le demander et que je te l'ai refusé; je n'ai plus que quelques années à vivre, je ne sais pas pourquoi je ne me donnerais pas le luxe d'un fils pendant ces dernières années. Ce sera de l'amour filial en viager. Si l'enfant était à faire, je ne dis pas; mais, puisqu'il est tout fait...

Charmant paradoxe, mais je suis là et la loi aussi.

LE MARQUIS

La loi?

STERNAV.

Oui; la loi, le Code,

» LE MARQUIS

Mais la loi est pour moi, mon bon ami.

STERNAY.

Je serais curieux de voir cela.

LE MARQUIS, voyant entrer Fressard.

Veux-tu le voir tout de suite ?

STERNAY.

Je ne demande pas mieux.

Page 1