‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 93 sur 245 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, ARISTIDE.

LE MARQUIS

Voilà justement mon notaire, et il connaît la loi, celui-là^ je t'en réponds ! — Arrivez, mon cher monsieur Fressard, nous avons besoin de vous pour juger un point de droit.

STERNAY, se souvenant.

Fressard !

LE MARQUIS, les présentant l'un à l'autre.

Mon neveu, M. Sternay,.. Mon notaire, M. Aristide Fressard.

ARISTIDE

De quoi s'agit-il? (Au marquis.) Voici votre bail, monsieur le marquis, et bien en règle.

LE MARQUIS

Merci.

STERNAY.

Est-ce que vous ne me reconnaissez pas, monsieur Fressard?

ARISTIDE

En effet, monsieur, il me semble avoir déjà eu l'honneur de me rencontrer avec vous.

STERNAY.

Il y a longtemps, chez...

ARISTIDE

Chez la mère de mon filleul. Vous allez bien, monsieur, depuis vingt ans?

Très-bien, je vous remercie; et vous?

ARISTIDE

Pas mal, comme vous voyez.

STERNAY.

Eh bien, mon cher monsieur Fressard, je suis on ne peut plus heureux de vous rencontrer dans les circonstances présentes; vous connaissez mieux que personne tous les détails auxquels il faudrait initier mon notaire à moi, et vous serez heureux, je crois, de me rendre le service que je vais vous demander.

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