SCÈNE I
Une r<>« davant 1« nuiiiOD de Claudia.
Ha belle dame, pui»-je tous dire un mot? Que me voulet-Tou»?
Un jeune homme de cette ville est êperdument amoureux de vous; depuis ud mois entier, il cherche va ioemeni l'occasion de TOUS l'apprendre ; sou nom est Cœlio ; il est d'une noble famille et d'une (ïgure distinguée. MiRiAinie.
En voilà awesE. Dites b celui qui vous envoie qu'il perd son temps et sa peiue, et que s'il a l'audace de me faire entendre une seconde fois mi pareil laoeage, j'en instruirai
Ella sort.
coEUO , snfrant.
Eh bien , CiuU , qu'a4-eUe dit?
i.CÙHl'^lc
Plus dévole el plus orgueilleuse que jamais. Elle initiruira son mari, dit-die, si on la poui-suit plus longtemps.
Ah ! malheureux que je suis, je n'ai plus qu'A mourir. Ah! la plus cruelle de toutes les femmes 1 Et que me conseil 1rs -lu , Ciuta, quelle ressource puis-je encore trouver?
Je vous conseille d'abord de sorUr d'ici , car void son mari qui la suit,
III lOTitnt.
Entrent Claudio et Tibia,
r.LADDIo.
Es-tu mon Adèle serviteur, mon valet de chambre dévoue? Apprends que j'ai à me venger d'un outrage.
Moi-même , puisque ces impudentes guitares n<' cessent de ^murmurer sous les fenêtres de ma femme. Mai» , patience ! tout n'est pas fini. — Écoute un peu de ce côté-ci : voilà du monde qui pourrait nous entendre. Tu m'iras chei-chcr ce soir le spadassin que je l'ai dit.
Pourquoi faire î
CLAUDIO
Je crois que Marianne a des amants.
Voua croyez , monsieur ?
CLADDIO.
Oui ; il y a autour de ma maison une odeur d'amants ; personne ne passe naturellement devant ma porte; ii y pleut des guitares et des entremetteuses.
CLADDIO.
an ; mais je puis poster un homme derru're la poter ,e débarrasser du premier qui entrera.