COELIO
Comment le sais-lu?
Par la meilleure de toutes les voies poesibks. Je quitte à l'instant Claudio. UariaoBe nous fers Esrmer la porte au net, si nous nous avisons de l'importuner davantage.
Tu l'as vue 'tout à l'Iteure; que t'aYait-elle dit?
Rien qui ^ùt me faire pressentir cette douce nouvelte ; rien d'agréable cependant. Tiens, Cœlio , renonce à cette femme Holàl un second verre!
CIEUO.
Pour qui?
OCTAVE
Pour toi. Uarianne est une bégueule; je ne sais trop ce qu'elle m'a dit ee matin, je suis resté comme une brute sans pouvoir lui répondre. Allonsl n'y pense plus, voilà qui est convenu ; et que le rieljn'écrase si je lui adr(>ssc jamais lu parole! Du courage, Cœlio I n'y pense plus.
Adieu , mou cher ami.
Sl-I LES CAPHICES DE HAKUNNE.
coeuo.
J'ai albire en ville ce soir.
Ta as l'oir d'aller le noyer. Voyons , CiBlio , à quoi peaseslu? Il y a d'autres Mariannes sous le ciel. Soupoos ensemble , et moquons-nous de celle Marianne-IA.
Ailiea, adieu, je ne puis m'arrSler plus lon^rtemps. Je le Terni demain , mon ami.
lt$ort.
Cœliol ËcouLedouc! nous le trouieroas une Marianne bien geatille, douce comme un agneau, et n'stlant poini ii vêpres surtout ! Ah ! tes maudites cloches ! quand auront-elles Uni de me mener en lerre 1
LE GiHÇON , rentrant.
Monsieur, la demoiselle rousse n'est point ï sa fenêtre; elle ne peut se rendre à votre invilalion.
OCTAVE
La peste soit de tout l'univera I Est-il donc décidé que je souperai seul aujourd'hui? La nuit arrive en posle; que diable vais-je devenir? Bon ! bon 1 ceci me convieuL
nboit.
Je suis capable d'ensevelir ma irislesse dans ce vin , ou du moins ce vin dans ma tristesse. Ah ! ahl les vêpres sonl finies; voici Marianne qui revient.
Entra Marianna.
, seigneur Octave? et déjà à lable? C'est un peu
1^ monde entier m'a abandonné ; je tâche d'y voir double , afin de me servir à moi-inême de compagnie.
Cotninentl pas un de vos amis, pas une de vos maîtresses qui vous soulage de ce fardeau terrible , la solitude?
Kaul-îl \ous dire ma pensée? J'avais envoyé chercher une certaine Rosalinde , qui me sert de maitrase ; elle soupe en ville comme une personne de qualité.
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