‹ Comédies et proverbesChapitre 138 sur 304 · COELIO · texte numérisé non relu

COELIO

Comment le sais-lu?

Par la meilleure de toutes les voies poesibks. Je quitte à l'instant Claudio. UariaoBe nous fers Esrmer la porte au net, si nous nous avisons de l'importuner davantage.

Tu l'as vue 'tout à l'Iteure; que t'aYait-elle dit?

Rien qui ^ùt me faire pressentir cette douce nouvelte ; rien d'agréable cependant. Tiens, Cœlio , renonce à cette femme Holàl un second verre!

CIEUO.

Pour qui?

OCTAVE

Pour toi. Uarianne est une bégueule; je ne sais trop ce qu'elle m'a dit ee matin, je suis resté comme une brute sans pouvoir lui répondre. Allonsl n'y pense plus, voilà qui est convenu ; et que le rieljn'écrase si je lui adr(>ssc jamais lu parole! Du courage, Cœlio I n'y pense plus.

Adieu , mou cher ami.

Sl-I LES CAPHICES DE HAKUNNE.

coeuo.

J'ai albire en ville ce soir.

Ta as l'oir d'aller le noyer. Voyons , CiBlio , à quoi peaseslu? Il y a d'autres Mariannes sous le ciel. Soupoos ensemble , et moquons-nous de celle Marianne-IA.

Ailiea, adieu, je ne puis m'arrSler plus lon^rtemps. Je le Terni demain , mon ami.

lt$ort.

Cœliol ËcouLedouc! nous le trouieroas une Marianne bien geatille, douce comme un agneau, et n'stlant poini ii vêpres surtout ! Ah ! tes maudites cloches ! quand auront-elles Uni de me mener en lerre 1

LE GiHÇON , rentrant.

Monsieur, la demoiselle rousse n'est point ï sa fenêtre; elle ne peut se rendre à votre invilalion.

OCTAVE

La peste soit de tout l'univera I Est-il donc décidé que je souperai seul aujourd'hui? La nuit arrive en posle; que diable vais-je devenir? Bon ! bon 1 ceci me convieuL

nboit.

Je suis capable d'ensevelir ma irislesse dans ce vin , ou du moins ce vin dans ma tristesse. Ah ! ahl les vêpres sonl finies; voici Marianne qui revient.

Entra Marianna.

, seigneur Octave? et déjà à lable? C'est un peu

1^ monde entier m'a abandonné ; je tâche d'y voir double , afin de me servir à moi-inême de compagnie.

Cotninentl pas un de vos amis, pas une de vos maîtresses qui vous soulage de ce fardeau terrible , la solitude?

Kaul-îl \ous dire ma pensée? J'avais envoyé chercher une certaine Rosalinde , qui me sert de maitrase ; elle soupe en ville comme une personne de qualité.

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