‹ Comédies et proverbesChapitre 150 sur 304 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Vdv ne.

SPABK, HARTHÂN «t FACIO, buvant OMour d'utulabU.

HIHTHAH.

Poigque c'est anjourd'hui le mariaGU de la princesse, buvoDB , fumoDS , et tâchoos de faire du tapage.

Il serait boD de nou» mêler à tout ce peuple qui court l«s rues, et d'éleludre quelques lampious sur de bonoes têtes de boui^eois.

BPARK.

Allons dond! fumons traAquillement,

H*IITH*N.

Je ne ferai rien tranquillement; dussé-je me faire battant de clocbe , et me pendre dans le bourdon de l'église , il faut que je carillonne un jour de lële. Où diable est donc Fan-

Bah I il nous retrouver» toujours. 11 est b se griser dans quelque trou de la rue Basse. Holà , obé ! un deraier coupl Il Uve ton Mrrs.

ri( OFFICIER , entrant.

Messieurs, je viens vous prier de vouloir bien aller plus loin , si TOUS ne voulei point être dérangés dans voire galté.

BARIMjUI.

Pourquoi, mon capitaine?

l'officiek.

La princesse est dans ce moment sur la terrasse que tous vojei , et vous comprenez aisément qu'il n'est pas convenable que tôt rais arrivent jusqu'à elle.

Voilà qui est intolérable !

Qu'cit-ce que cela nous faitderireiciouailleursl

■..■■i.CÙHl'^lc

RitnTHAN.

Qui est-ce qui nous dit qu'ailleurs il nous sera permis de

rire? Vous verrez qu'il sortira va drâle eu habil vert de tous

les pavés delà ville, [kiiir nous prier d'aller rire dans la lune.

Entn Marinoni, couvert d'un manteau.

SPABE.

La princesse n'a jamais fait un acte de despotisme de sa vie. Que Dieu la conserve ! Si elle ne veut pas qu'on rie, c'est qu'elle est triste , ou qu'elle chante ; laissons-la en repos.

Hurapbl voilà un manteau rabattu qui llaire quelque nouvelle, lie gob&mouche a envie de nous aborder. KAmi'Oi'I , approchait, ie suis étranger, messieurs; â quelle occanon cette fêle?

La princesse EIsbetb se marie.

HABIMONI.

Ah! ah! c'est une belle femme, à ce que je présume?

n bel homme ,

Aimée de son peuple, si j'ose le dire, car il me paratl que tout est illuminé.

HARTHAN.

Tu ne te trompes pas, brave étranger, tous ces lampions allumés que tu vois > comme tu l'as remarqué sagement , ne sont pas autre chose qu'une illumination.

Je voulais demander par là si la princesse est la cause de ces signes de joie.

L'unique cause, puissant rhéteur. Nous aurions beau nous marier tous , il n'y aurait aucune espèce de joie daus cette ville ingrate.

HAHINONI.

Heureuse la princesse qui sait se faire aimer de sou peuple 1

HABTMAN.

Des lampions allumés ne font pas le bonheur d'un peuple , cher homme primitif. Cela n'empcchcpas la susdite priucesso d'être fantasque comme une bergeronnette.

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