‹ Comédies et proverbesChapitre 187 sur 304 · ACTE 11 , SCÈNE IV. SftS · texte numérisé non relu

ACTE 11 , SCÈNE IV. SftS

HAITBE BLU11I8.

Votre DJéce , «eigoeur.

Bla nièce rouge de colère] Cela est iuouI ! Et commenl Mvei-vousque e'était décolère? Elle pouTail être rouge pour mille raisons; elle avait aans doute poursoivi quelques papil' Ions dans mon parleri«.

MinrnE Bunns.

Je ne puig rien affirmer lA-dessOi; cela se peu(; mais die s'écriait avec force : Altei-yt tronvei-lel faîtes ce qu'où vaa« dit] vous êtes une sotte r je le leui! Et elle frtppait avec son éventail sur le coude de dame Pluche, qui biaait un soubre' Mut dans la lucerne à chaque esclamalioD.

Dbdb la luieme?... Et que répondait la gouvernante aui eitravagances de ma nièce? car cette conduite mérite d'être qualifiée ainai.

HAITHE BLlZJDg.

La gouvernante répondait : Je ne veui paa y aller I Je ne l'ai pas trouvél 11 (ait la cour aux Biles du village, k Aei gardeuses de dindoDs! Je suis trop vieille pour commencer ■ porter des messages d'amour; grice à Dieu, j'ai vécu les mains pures jusqu'ici; — et tout en .parlant elle froissait dans sea mains un petit papier plié en quatre-

Je n'y comprends rien ; mes idées s'embrouillent tout à fuit. Quelle raison pouvait avoir dame Pluche pour froisser un papier plié en quatre en faisant des soubresauts dans une luzerne? Je ne puis ajouter foi à de pareilles monstruoeités.

MAITRE BLAZIDR.

e que cela

i , je n'y comprends absolu-

KAITRE BLUIIIS.

Cela veut dire que totre nièce a une m

Oiie dites-vous? Songez-vous de qui vous parlez? Peseï vos paroles , monsieur l'abbé.

Je les pèserais dans la balance céleste q\i\ doit peser mon âme au jugement dernier, que je n'y trouverais pas nu mol

qui sente le fausse monnaie. Votre nièce a une correspond aoce secrète.

LE BtRUN.

Hais songez donc, mon ami , que cela est impossible.

Pourquoi aurait-elle cbargé sa gouvernante d'une lellre? Pourquoi aurail-clle crié : Trouva-te ! landis que l'aqtre boudait M rechignait?

Et à qui éteit adressée cette lettre?

HJtlTRE ItUIIL'S.

Voilii précisément le Aie, mouseigneur. hie jacel tepus. A qui' était adressée cette lettre? ï un homme qui lait ta cour' k une ganlense de dindons. Or, un homme qui recheicheeu public une gardeuse do dindons peut être sobp^nné violemment d'être né pour les garder lui-même. Cependant il est impossible que votre nièce, avec l'éducation qn'elle a reçue, soit éprise d'un pareil hunme; voilà ce que je dis, et ce qui fait que je n'y comprends rien non plus que vous , révérence

0 del I ma nièce m'a déclaré ce matin même qu'elle refusait son cousin Perdican, Aimerait-elle un gardeur de dindons? Passons dans mon cabinet; j'ai éprouvé depuis hier des secousses si violentes, que je no pais rassembler mes idées. lU lOTtent.

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