ACTE II, SrKNE V. S9i
c'<^pour mepai'lerd'afTairQa, pourquoi choisir un pareil endroit? Est-ce une Mquelterie" Ce matin , en me pronMnaiil avec Rosette , j'ai entendu remuer dans )et brouHaillet , et H m'a semblé que c'était un paa de biche. Y a-t-il ici quelque
Entre Camille.
CAMILLE
Bonjour , cousin ; j'ai cru m'apercevoir , ï tort ou a raison, que voua me quittiez trislemcnl ce matin. Vous m'avei pris la main malgré moi , je viens vous demander de me donner la vAtre. Je vous ai refusé un baiser, le voilà,
Elle Vembraate.
MnintvnanI , vous m'avez dit que vous seriez bien aise do causer de bonne amitié. Assejei-vous Ik , et causons. £11* ('otMoil.
PEnDtCAN.
Avaie-je fait un rêve , ou en fai»je un autre en ce moment?
CAMILLF..
Vous ave» trouvé singulier de recevoir un billet de moi , n'est-ce pas? le suis d'bumeur changeante ; mais vous m'avez dit ce malin uu mot Irès-jusle : « Puisque nous nous quittons, quitton»-nous bons amis. >> Vous ne sivei paa la raison pour laquelle je pars , et je viens vous la dire : je vais prendre
Est-ce possible? Est-ce toi, Camille, que je vois dans celte fontaine , assise sur les marguerites , comme aux jours d'au- Irefois.
Oui , Perdican , c'est moi. Je viens revivre un qaart d'heure de la vie passée. Je vous ai paru brusque ethaulaine; cela est tout simple, j'ai renoncé au monde. Cependant, avant de le quitter, jeseraisbien aise d'avoir votre avb. Trouvw-voDS que j'ai raison de me faire religieuse?
FEUDICIN.
1 pas là-dessus, car je ne nie ferai jamais
Depuis préa de dix ans que nous avons vécu éloignés Ti de l'autre , vous avez commencé l'cipérience de la vie. Je ii
quel homme vous Me» , et vous deva avoir beaucoup appris en peu de temps avec an eceur et on esprit comme les vAtm. Diles-inai , qvei-Tous eudcsmaflreasee?
PEnDieAN, Pourquoi cela?
CAMILLE
Itépondex'moi, je vous en prie, MUS modestie et «ans iatuitë.
Lesavei-vous aimées?
De toul mon cceur.
GUHLLE.
Où sont-elles maintenant? Le savei-vouB 7
PERDIUN.
Voilé , en vérité, des questions singulières. Que Tontez-Tous que je tous dise? Je ne suis ni leur mari ni leur trére; elles sont allées où bon leur a semblé.
CAMILLE
Il doit nécessairement y en avoir une que vous ajei préférée aui autres. Combien de temps avet-rous aimé eellc que vous avez aimée le mieui ?
Tu es une drôle de flileî Veui-tn te faire mon confesseur?
CAMILLE
C'est une gréée que je vous demande , de me répondre sincèrement. Vous n'êtes point un libertin , et je crois que votre cœur a de la probité. Vous avez dû inspirer l'amour, car vous le méritez, et vous ne vous serieE pas livrt A on capfiee. Répundei-moi , je vous en prie.
PEROIUN.
Ha foi , je ne m'en souviess pas.
CAMILLE
Cou naisses- vous un homme qui n'ait aimé qu'une femmeT
Il y bn a certainement.
CAMILLE
Ëst-uï un de vos aiiiis'/ Dites-oioi sou u
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