‹ Comédies et proverbesChapitre 201 sur 304 · ACTE IIJ, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IIJ, SCÈNE VI

Ëcoule-moi,jnaiieiir9nt; leseigaeur Perdican ne l« Tait-il pas la cour?

BOSETTE.

Hâatloui.-

CAMILLE

Que penses-tu de ce qu'il t'a dit ce matin?

HOSETTE.

CemalipfOùdonc?

CAMILLE

Ne fais pas l'hypocrite. — Ce matin à la fontaine, dans le petit bois.

BOSETTE.

Vous m'avez donc vuet

CAMILLE

Pauvre innocente ! Non , je ne t'si pse vue. Il t'a fait de beaai discours, n'est-ce pas? Gageons qu'il t'a promis da t'épouser.

ROSETTE

Comment le savei-vons?

Comment n'y croirais-je pas? il me tromperait donc? Pourquoi faire?

Perdican ne l'épousera pas, mon enfant.

ROSETTE

Hélas] je n'en sais rien.

Tu l'aimes, pauvre llllei il ne t'épousera pas, et la preuve, je vais te la donner ; renlre derrière ce rideau, tu n'aurasqu'A prêter l'oreille et à venir quand je l'appellerai,

Roitite sort.

CAMILLE , teule.

Moi qui crofais faire un acte de vengeance , ferais-je un acte d'humanité? La pauvre lille a le cœur pris. Entre Perdican.

Bonjour, cousin, asseyez-vous.

I i,."i,CÙHl«^[c

Quelle toilette,' Camille! A qui en voulei-vou»?

A vous, peul-étre;'jesuig f^hée de n'avoir pu me rendre su rendez-vous que vous m'avez demandé; vous aviez quelquechosefi médire?

Voilà , sur ma vie, un pelit menson;^ assez gros , pour un agneau sans lâche; je l'ai vue derrière un arlH% écouter la conversation.

Haut.

Je- n'ai rien à vous dire , qu'un adieu , Camille ; je croyais que voua parliez; cependant votre cheval esta l'écurie, et voua n'avez pas l'air d'être en robe de voyage.

J'aime la discussion ; je ne suis pas biensAredenepasovoir ea envie do me quereller encore avec vous.

A quoi sert deso quereller, quand te raccommodement est impossible? Le plaisir des disputes, c'est de faire lapait.

Ëles-vous convaincu que je ne veuille pas la faire?

FEBDICAM.

Ne raillez pas; je ne suis pas de force S vous répondre.

Je voudrais qu'on me fît la cour; je ne sais si c'est que j'ai une robe neuve, mais j'ai cnvio de m'amuser. Vous m'avez proposé d'aller au village, allons-y, je veux bien; mettonsnous en bateau ; j'ai envie d'aller dîner sur I'hei1)e, ou de faire une promenade dans la forêt. Fera-l-il clair de luné , ce soir? Cela est singulier , vous n'avez plus au doigt la bague queje vousai donnée.

Estce possible? Où l'avez-vous trouvée?

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