ACTE 111, SCÈNE VII
a femme.
EIIp vous ennuiera avanl que 1c noiaire.ait mis son habit neufelseaeouUcrspour venir ici; lecteur vous lèvera au repas de noces , et le soir de la Tète vous lui ferez couper les mains et lea pieds , comme dans tous les contes arabes , parce qu'elle sentira le rsgoilt.
Vous vcrrei que non. Vous no me connaissex pas ; quand une femme est douce et sensible, franche, bonne et belle, je sub capable de me conlenler de cela , oui , en vérité , juaqu't ne pas me soucier de savoir si elle parle latin.
Il est à regretter qu'on ait dépensé tant d'argent pour vous l'apprendre; c'est trois mille éeus de perdus.
PESniCAN.
Oui; on aurait mieux fait de les donner aux pauvres.
CAHILI.E.
Ce sera tous qui vous en chargerez, du moins pour les pauvres d'esprit.
El ils me donneront en échange le i-ofaumc des cieu il est à eux.
Combien de lemps durera cette plaisanterie?
Quelle plaisanterie?
Votre mariage avec Rosette.
Bien peu de lemps; Dieu n'a pas fait de l'homme une œuvre de durée ; trente ou quarante bus , tout au plus.
Jesniseuriensede dansera vos noces t
PERD! UN
Ëcoutez-moi, Camille, voilli un ton de persitinge qui est hoi's de pi'Opos.
CAMILLE
Il me plait trop pour que je le quitte.
■..■■i.CÙHl'^lc
Je voue quitte donc vouB-méme; car j'en ai toal i l'heure
Allei-voas chez votre épousée?
PERDICikX.
Oui , j'y vais de re pas.
Te voilA, mon enfant! Viens, je veux te présenter k mon
nosETTC, $e mettant à gtnoux. '
Monseigneur, je viens vntig demander une grice. Tons les gêna du village à qui j'ai parlé ce matin m'ont dit que vous aimiez votre cousine , et que vous ne m'avez fait la cour que pour TOUS divertir tous deux; on se moque de moi quand je passe, et je ne pourrai plus trouver de mari daus le pays, après avoir servi de risée à tout le monde. Permettez-moi de vous rendre te collier que vous m'avez donné , et de vivre en paix chez ma mère.
CAMILLE
Tu es une tionne Bile, Itosellej garde ce collier, c'est moi qui le le donne, et mon cousin prendra le mien k la place. Quanta un mari, n'en sois pas embarrassée, je mechai^ de l'en trouver uu.
Cela n'estpasdiflicile, en effet. Allons, Rosette, viens, que je te mène 6 mon père.
Pourquoi ?ï^el a est inutile.
Oui, vous avez raison, mon père nous recevrait mal; il faut laisser passer le premier moment de surprise qu'il a éprouvée. Viens avec moi , nous retournerons sur la place. Je trouve plaisant qu'on dise que Je ne t'aime pas quand je t'épouse. Pardicu ! nous les ferons bien taire.
/( sort avec Rottlte.
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