‹ Comédies et proverbesChapitre 206 sur 304 · ACTE m, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VIII

CAMILLB.

Que M paMe-t-il donc «n moi? Il l'etninéne d'un air bien Iranquille. Cela est singulier ; il me semble que la léte me tourae. Est-ce qu'il l'épouserait tout de bon? Holà ! dame Pluche, dame Plucbel N'y a-t-il donc personne ici? Entre un valet.

Courez après le seigneur Perdicanj dites-lui vile qu'il remonte ici , j'ai à loi parler.

L« valêl lort.

Hais qu'eal-ce donc que tout cela? Je n'eu puid plus , mes pieds refusent de me soutenii .

Rentre PerdieoM.

Vous m'av.

Non, — m

PEBD.CAK.

EnvériU,

vous voilà pèle; qn'avei-vous k

me dire?

Vans

m'avei Tait rappeler pour me parler?

Non, non.

— 0 Seigneur Dieu!

£(te $orl.

Enln CAMILLE ; «tl« « jetit au pitd de Vaattl.

M'avei-Tous abandonnée, 6 mon Dieu? Vous le saTei, lorsque je suis venue , j'avais juré de vous être fldéle ; quand j'ai refusé de devenir l'épouse d'un autre que vous, j'ai cru parler sincèrement devant vous et ma conscience; vous le savei, mon père, ne voulez-vous donc plus de moi? Ofil pourquoi faites-vous menlir la vérité elle-même? Pourquoi suis-je ai faible? AhT malheureuse, je ne puis plus priori Enln Perditan,

PEBDKJN.

Orgueil, le plus fatal des conseillers humains, qu'es-lu venu faire entre cette Aile et moi? La voilà pAle et effrayée, qui presse sur les dalles insensibles son cœur et son visage. Elle

aurait pu in'aimer, et nous étions nés l'uu pour l'autre; qu'«s-tu venu faire sur nos lèvres , argudl , lorsque nos mains allaient se joindre?

CAMILLE

Qui m'a suivie? Qui parle sous cette voûte? Est-ce toi, Perdicau?

lusensés que dous sommes! nous nous aimons. Quel songe avons-nous lail, Camille? Quelles vaines paroi», quelles misérables folies ont passé comme un vent funeste entre nous deui? Lequel de nous a voulu Inmiper l'autre? Hélas 1 cette vie est elle-même uu si pénible rêve : pourquoi encore y mêler les nâbvs? 0 mon Dieul le bonbeur est une perle si rare dans cet océan d'ici-bas t Tu nous l'avais <lonné, pfebcur céleste, tu l'avais lirépour nous des profondeurs de l'abîme, cet inestimable joyau ; et nous, comme des enlants gâtée que nous sommes, nous en avons fait un jouet. Le vert sentier qui nous amenait l'un vers l'autre avait une pente si douce, il était entouré de buissons si fleuris , il se perdait dans un si tranquille horizon! Il a bien fallu quels vanité, le bavarda B[e et la colère vinssent jeter leurs rochers informes sur cette rouie céleste, qui nous aurait conduite à toi dans un baiserl II a bien fallu que nous nous fissions du mal , car nous sommes des hommea. 0 insensés ! nous noua aimons.

Il ta prend dant ut brat.

CAMILLE

Oui, nous nous aimons, Perdican; laisse-moi le sentir sur Iftn cœur. Ce Dieu quinous regarde ne s'en offensera pas; il veut bien que je t'aime; il y a quinze ans qu'il lésait.

FERDICtN.

Cbère créature, tu es à moi!

/I l'imbratte; on cnfend un grand eri derrUre l'autel.

USILLE-

C'cst la voit de ma sœur de lait.

PEitnicin.

Cgijjinent est-elle ici? le l'avaia bissée dans l'escalier, lorsfue tg. m'as fait rappeler. H faut donc qu'elle m'ait suivi sans ftie ; in 'en wi^ aperçu.

CAHILLE.

Eotrons AtDS cette galerie ; c'eat là qu'on i

Je De sais ce que j'éprouve; il me semble [ sont coiiTertes de sang.

La pauire enfant nous a sana doute épiés ; i Évanouie; viens, portons-lui secours; hélas

Non, en véeUé, je u'eutrerai pag; je sens i qui me paral^. Vss-y , CamiUe, et Uche de I Camil I Je vous en supplie, mou Dieul ne faites : meurtrier! Voua voyez ce qui se paaae; noui enfants insensés, et nous avons joué avec la i mais notre cœur est pur; ne tuei pas RoselU lui trouverai un mari , je réparerai ma faute ; elle sera riche, elle sera heureuse; ne foilesp: vous pouvei bénir encore quatre de vos en '. Camille, qu'y a-t-il?

Camille r«ntr«.

aMILLE.

Elle est morte. Adieu , Perdican I

LA NUIT VENITI

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