ACTE PREMIER
Entrent ULRIC et BARBER!
Qaand le ciel est ainsi cbai^ de pluie ei nesaia qae derenir.
BABBEBtNE.
MoD cher cœur, je vous demande une gr vuuc , à la ftnétn.
Quel hÏTerl quel faifer s'apprête I Qu( temps! La nature'se resserre eu frissonnai ee qui vit allait mourir.
Je vous prie d'abord de m'écouter, et ei faire nue grâce.
Que veoi-tu, men Ame? Pardonne-mM l'ai aujourd'hui.
Je ne suis pas une Portta -, je ne me ferai pas une piqûre d'épingle pour te prouver que je suis courageuse. Hais tu n'es -pas non plus un Brutus, et lu n'as pas envie de tuer notre bon roi Mathias Co^^in• Écoute; il n'y aura pas pour cela de grandes paroles, ni de serments, ni même besoin dememetlre i genoui. Tu as du chagrin. Viens près de moi ; voici mes lèvres, c'esl le vrai chemin de mon cœur, et le tien; viendra, si je l'appelle.
IILMC.
Comme tu me le demandes naïvement , je le répondrai de même. Ton père n'était pas riche; le mien l'était, mais il a dissipé ses biens. Noua voilà tous deux, mariés bien jeunes, et nous possédons de grands titres, mais bien peu avec. Je me chagrine de n'avoir pas de quoi te rendre heureuse et riche, comme Dieu t'a rendue bonne et belle. Notre revenu est si médiocre! et cependant je ne veux pas Faugmcnter en laissant pâtir nos fermiers; ils ne payeront jamais de mon vivant pins qu'ils ne payaient à mon père. Je pense à me mettre au service du roi , et A aller A la cour.
BAIIBERIN£.
C'est en ei^t un bon parti h prendre; le roi u'a jamais mal reçu un gentilhomme de mérite; la fortune ne se faii pûnt attendre anprès de lui , quand on te ressemble.
C'est vrai; mais, si je para, il faut que je te laisse ici; car, pour quitter cette maison , où noue vivons à si grand'peîne , il faut être sûr de pouvoir vivre ailleurs; et je ne pais me décider 6 (e laisser seule.
BIRBERINE.
Pourquoi?
ULBIC.
Tu demandes pourquoi? Et que fais-ta donc maintenant? Ne viens-tu pas de m'arracher un secret que j'avais résolu de cacher? Et que t'a-t-il fallu pour cela? un sourire.
Et un baiser.
ULBtC.
Ah! que tes baisers m'appartiennent! qu'ils soient comme
une BOurce Cratcho, et que tu me la vci jusqu'à la mori! Uaia, hétiB! Barberioe, I parlientpas; la beauté ett h tou* les jeut , qui lève la tête quand tu le penches â la 4
UBBEBinB.
Tnesjatoui?
Non , mon amour, mais vous êtes belli m'en Tais? Tous les seigneurs des envin rôder par les chemins? Et moi, qui m'ei aprts une ombre, ne perdrai-je pas le so] rine, loin des jeii\, loîu du cœur.
Écoute ; Dieu m'est témoin que je me c( \ie de ce ïieui château el du peu de teri s'il le plaisait d'y vivre avec moi. Je me \é^ il la basse-cour, je prépare ton repas, je t'ac je le lis une page, je couds une aiguillée, tente sur ton cteur.
Ange que lu est
BinBEMNE.
Je suis un ange, mab un ange-femme j'avais une paire de chcvaui, nous irions ne serais pas fScbée non plus que mon b< ma jupe fût moins courte , et que cela fil Je t'assure que rien ne nous rend légères, 1 une douzaine d'aunes de velours qui nous pieds.
DLRIC.
Eh bien donc?